août
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Haute-Corrèze, bienvenue au pays des Milles Sources

 

C’est bien connu, chaque pêcheur digne de ce nom possède son petit coin secret, sa rivière fétiche, son petit paradis.

Je ne déroge pas à la règle …

 

Pour ma part, ce petit paradis se trouve au centre la France, situé au carrefour de l’Auvergne et du Limousin : la Haute-Corrèze.

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Ce territoire est partagé entre 2 espaces naturels : le Plateau de Millevaches au Nord et les Gorges de la Dordogne au Sud.
C’est sur ce plateau de Millevaches (également appelé le pays des milles sources) que j’ai l’habitude d’aller passer mon temps libre dès que la possibilité se présente. (d’ailleurs elle ne se présente que trop peu à mon goût)

Ce plateau est composé d’une multitude de petites rivières classées en première catégorie, d’immenses lacs de barrage réputés pour la pêche du sandre et de la carpe (5000 km de cours d’eau et 4000 ha de lac de barrage sur le département) ; le tout entouré de forêts et de tourbières.

J’ai la chance d’y avoir un pied à terre sur la commune de Meymac, une maison de famille dans laquelle je passe mes vacances depuis mes premiers jours.

C’est toujours avec le même plaisir et la même excitation que j’arrive en ces lieux.

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C’est une petite maison avec le stricte minimum, mais avec ces paysages magnifiques à proximité, on oublie vite son petit confort et la télé !

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Tous les types de pêche sont bien sûr possibles avec tous les types de poissons représentés dans ces différentes eaux ;  mais depuis 3 ou 4 ans, je consacre la majeure partie de mes sessions à la traque de madame fario aux leurres.

En effet, le plateau de Millevaches regorge de petites rivières toutes plus belles les unes que les autres, je pense d’ailleurs qu’une vie entière ne suffirai pas pour découvrir tous ces spots merveilleux.

Entre toutes ces premières catégories passant sur le plateau comme La Soudaine, La Madrange, Le Rujoux ou encore La Triouzoune, j’ai depuis toujours un gros coup de cœur pour cette rivière magique qu’est La Vézère (et pour sa petite sœur la Petite Vézère).

Avec un parcours en première catégorie d’environ 50 kilomètres (de sa source jusqu’à Uzerche où elle passe en seconde cat’), la Vézère présente un terrain de jeu varié. Alternant zones calmes et petits rapides entre gros blocs de granit, il y en a pour tous les goûts, tous les âges, et toutes les techniques.

Vous y croiserez beaucoup plus d’animaux sauvages que de congénères, chose particulièrement appréciable en période de vacances estivales.

Le plus frappant lorsque l’on découvre cette rivière reste sa couleur magnifique, dorée, ambrée, les mots peuvent diverger mais pas la beauté du lieu.

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La Vézère possède une bonne population de truites sauvages, chose en partie dû à une bonne gestion faite par la fédération de pêche corrézienne.

Vous y trouverez plusieurs types de parcours : des parcours de grâciation en no-kill, des parcours mouche en no-kill, ainsi que des parcours surdensitaires.

 

Après un bon repérage et quelques portions choisies, place à la pêche !

 

Pas de solution miracle pour réussir, sur ce genre de petit cours d’eau et face à des poissons très méfiants, ce sera la discrétion, la technique, et surtout la précision de lancer qui fera la différence.

Je ne peux m’empêcher d’avoir le sourire quand je repense à mes débuts, où je passais plus de temps avec le leurre dans l’arbre que dans l’eau … mais cela fait parti du jeu hein !!

 

Concernant le matériel un ensemble ultra-léger fera l’affaire. Canne courte obligatoire afin de pouvoir réaliser des lancers précis entre les branches.

Pour ma part, j’utilise une petite canne Garbolino en 1.80 mètre – puissance 0.5-5 grammes, montée avec un moulinet Shimano Symetre en taille 1000.

C’est un ensemble très léger, maniable, et qui n’atteint pas des sommets niveau budget.

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Niveau leurres, pas de solution miracle non-plus, et n’étant pas là pour vanter telle ou telle marque, je ne m’attarderais pas sur le sujet.

Ma préférence ira pour des petits poissons nageurs D-contact de chez Smith en longueur 50 mm, une référence en la matière, mais des dizaines de modèles efficaces existes.

 

Par contre un point où là je pourrais facilement m’attarder, c’est sur l’utilisation systématique d’hameçon simple sur ce type de leurre.

Ces petites farios sont si belles et si fragiles que je préfère mille fois augmenter mon nombre de touches ratées (quoique cette augmentation reste à prouver..) et voir repartir mes prises en pleine forme ; que de laisser les hameçons d’origine bien trop dangereux, et qui une fois sur deux finiront par se planter dans l’œil des ces petites merveilles.

J’ai d’ailleurs bien du mal à comprendre pourquoi les fabricants de leurres continuent à utiliser des hameçons triples systématiquement, et qu’à côté ils se disent pour le no-kill … bref vaste débat que je n’alimenterai pas plus aujourd’hui …

Personnellement, j’utilise depuis cette saison des hameçons Owner S55 M, j’en suis ravi et mes truites aussi !!

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Un autre point passionnant est la beauté des poissons rencontrés.

Ces truites sauvages ont véritablement une robe magnifique, qui peut changer du noir au doré en quelques mètres de rivière, la surprise est toujours au rendez-vous.

Les prises sont souvent de petite taille avec une moyenne comprise entre 16 et 24 cm (moyenne personnelle je précise) mais il arrive de temps à autres de croiser la route de poisson de 30 centimètres voir plus, ce qui pourrait vite s’apparenter à un poisson trophée pour ce type de biotope où les eaux sont très froides toute l’année et où la croissance des poissons est assez réduite.

 

La suite en images afin de partager avec vous ces petites merveilles.

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Voilà pour cette présentation très rapide des lieux qui je l’espère vous aura fait voyager.

En vous rappelant que ces terres seront aussi le paradis des carpistes et des pêcheurs de carnassiers en bateau.

Ca donne envie n’est-ce pas ?

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Pour toutes celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur la pêche en Corrèze, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le nouveau site de la fédération :

 

http://www.peche19.fr/

 

Autres sites utiles :

 

http://www.pnr-millevaches.fr/

http://www.tourismecorreze.com/fr

http://www.tourisme-hautecorreze.fr/

 

août
08

Mon Journal de vacances Halieutiques dans le Golfe du Morbihan

Le 09/07/2016

Jamais mes journées de travail ne m’ont paru aussi longue que cette semaine. Et pour cause, je suis en congé depuis hier soir !!! Ces vacances je les prépare depuis plusieurs semaines. Il faut dire que cette année je ne pars pas au bord d’un grand lac mais en bordure de mer, dans le golf du Morbihan. C’est un grand changement pour moi qui malgré avoir vécu toute ma vie proche de la mer ne m’y suis jamais vraiment intéressé d’un point de vue halieutique. Coté matériel j’ai déjà pratiquement ce qu’il me faut mis à part certains coloris de leurres que je me suis approvisionné chez mon dealer préféré et sur les conseils d’un spécialiste des pêches au leurre dans ce milieu salé. Mon bateau, GALUBA, n’est pas du voyage cette année. Déjà qu’il n’était pas forcément rassurant sur les grands lac lorsque le vent se levait, j’ai donc préféré ne pas l’emmener. Il n’a jamais pris l’eau, même lorsque les vagues atteignaient une cinquantaines de centimètres. Mais je ne pêchais pas avec l’esprit tranquille et le plaisir était moins présents. Mais bon, ce n’est pas bien grave, du bord déjà il y a de quoi faire et j’ai d’autres atouts avec moi…..

Ces vacances ont aussi un gout particulier pour moi car ce sont les dernières à la fin desquelles je reprendrais le travail. Et oui mon prochain départ sera celui de la retraite et des vacances perpétuelles !!!! Je les prépare déjà, il y a tellement de choses à faire !!! Mais pour l’instant c’est mon séjour en Bretagne qui occupe le plus mon esprit.

Ma location sur place ne débute que demain après midi. Cela me permet d’éviter la cohue d’aujourd’hui sur les routes. J’ai déjà préparé mon itinéraire, et comme l’année dernière nous allons rouler sur les routes secondaire. Loin des autoroutes et proche de la France profonde que nous aimons tant.

Hier soir j’ai fait le plein du réservoir de la voiture. Ce matin j’ai rassemblé tout le matériel que j’ai préparé ces dernières semaines. Et avec les autres bagages j’ai chargé le coffre de la voiture. La voilà pratiquement prête au départ demain matin.

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Sur place, j’espère avoir une bonne connexion internet pour vous donner de mes nouvelles de façon régulière, voir même journalière comme les années passées. Je vous donne donc rendez vous demain soir pour la suite de ce périple…..

 

 

Le 10/07/2016

Voilà, ce matin c’est le jour « J », l’heure « H » et la minute « M » à exactement 8h15 nous prenons le chemin des écoliers direction la Bretagne. Il fait beau sur la Normandie mais nous la quittons tout de même pour quelque temps le cœur joyeux. Sur la route entre Dieppe et Rouen je croise des gars tractant des bateaux qui s’en vont pêcher en mer. J’en croiserais même toute la route, c’est dire que nous ne nous en sommes pas éloigné tant que cela de la mer !!! Pourtant j’ai pris l’option de passer par Alençon et ensuite de tirer plein ouest sur Rennes puis Vannes.

9h45 premier arrêt à la terrasse d’un bistrot pour prendre le petit déjeuné. C’est à Brionne, en face se trouve une boulangerie, nickel pour l’approvisionnement de brioches !!!!

L’estomac de nouveau bien calé, nous revoilà sillonnant la campagne profonde. Il y a peu de gens sur cette route. Curieusement nous croisons de nombreuses voiture ancienne aux alentours d’Alençon. Je me souviens soudain que ce weekend avait lieu les course classiques au Mans et ce doit être les Anglais qui retournent sur leur iles. Ces rencontres donnent un coté encore un peu plus champêtre à notre périple du jour.

Les kilomètres s’enchainent tranquillement. A Alençon nous changeons de cap pour prendre donc plein ouest. Le ruban d’asphalte est rectiligne mais ondulé et les paysages sont verts et sympathiques. Le temps passe vite et l’estomac se creuse de nouveau !!! Cette année pas d’ombre sous un chêne sur une petite place d’un village perdu !!!! Nous avons mal géré cet aspect et du coup cela se termine dans un fast food !!! Pas très Roots mais très pratique dans ces cas là. Toutefois avec mon épouse on se dit que l’on fera mieux la prochaine fois.

Nous approchons de notre destination, Notre route serpente dans le granit clairsemé de bruyères si typique au massif Armoricain. J’en suis d’autant plus convaincu lorsque la pluie se met à tomber !!! Mais cela n’est qu’une légende, nous venons juste de passer proche de la fôret de Brocéliande, pays de légende et de Merlin l’enchanteur !!!!

Nous passons à proximité de Ploërmel, les souvenirs remontent à la surface en voyant ce nom. Nous étions venus pêcher le Lac au Duc avec Bastien. Il y avait manqué un joli poisson en surface avec une imitation de grenouille dans des nénuphars. Nous y avons aussi fait quelques poissons mais rien de miraculeux non plus !!!!

Nous arrivons à Vannes et en prenons le contournement pour remonter un peu vers le nord. Etonnamment à la sortie de Vannes la pluie cesse d’un seul coup. Et c’est un soleil prometteur qui nous accueil à Larmor Baden. A croire que nous avons un mini anti cyclone rien que pour nous au dessus du golf du Morbihan !!! Espérons qu’il reste là pendant au moins les trois semaines de notre séjour….

Nous passons à l’accueil du camp pour les formalités administratives incontournables. Beaucoup de monde est arrivé aujourd’hui et nous sommes dans la file d’attente. Au hasard d’un regard dans le groupe de gens dernière moi quelle ne fut pas ma surprise d’y voir le sosie du pharmacien de la série « scène de ménage » !!!! Vous savez celui qui dans une pub veut une golfinette blouge !!!! je le fais remarquer à mon épouse et je puis vous dire que depuis à chaque fois que nous l’apercevons de près ou de loin nous y pensons et nous rions d’un regard complice !!!!!

Bon mais ce n’est pas le tout de rigoler, nous finissons par prendre possession de notre logement pour les trois prochaines semaines. C’est une structure mi rigide, mi toile d’un look extérieur bien sympathique. Sa particularité c’est qu’il n’y a pas de coin cuisine dans le logement, du coup nous avons une cuisine de plein air sur la terrasse. Si le temps s’y prête cela va être très sympa.

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Nous faisons le tour du propriétaire car c’est la première fois que l’on nous affecte ce type de logement. Et c’est alors que mon épouse en ressort qu’elle m’interpelle pour me faire contempler la vue que nous avons depuis notre terrasse !!!!!

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Bref, les premiers ingrédients sont là pour que ces vacances soient une nouvelle fois agréable.

Ce soir pendant que tout le camp s’est agglutiné devant le petit écran du bar pour y voir la finale de football, avec mon épouse nous décidons de faire un petit tour à pieds jusqu’au rivage. Il y a un petit chemin en bout du camp qui mène directement sur le golf. Le vent est tombé et il fait doux. Nous nous arrêterons quelques minutes pour profiter de cette vue du golf qui est certes incomplète car il est immense et les iles en cachent toute sa profondeur de champ, mais qui offre déjà une atmosphère douce et paisible….

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Le 11/07/2016

Hier soir j’ai écrasé l’oreiller comme une masse. Non pas que je fût assommé par la défaite de l’équipe de France, mais surement lié à la fatigue de la route et aussi à ce que l’on appelle « le changement d’air ». Du coup ce matin je peut profiter de l’éveil de la nature dans le camp. Le temps n’est pas au beau fixe. Il y a encore un peu de vent et quelques nuages viennent cachés l’astre qui nous réchauffe le corps et l’esprit. Je bois mon premier café sur la terrasse en contemplant au loin le Golf. Je décide de descendre le voir de près au petit matin. Il ne me faut pas cinq minutes pour y être. C’est marée basse, la mer s’est retiré de la baie dans laquelle nous somme. Elle a découvert une grande étendue de sable qui est parsemé de goémon. Les oiseaux marins et côtiers viennent y picorer leur petit déjeuné. Un peu au large, j’aperçoit des parc à huitres et un ostréiculteur qui y travaille sur son grand bateau à fond plat.

A au fait j’ai oublié de vous dire quelque chose hier !!!! Nous sommes au numéro 76 !!!! étonnant non ?

Comme souvent le camping est blindé de lapin qui déambulent quand les vacanciers dorment. J’en ai croisé beaucoup ce matin.

Comme à chaque fois la première mâtiné des vacances, sera consacré au remplissage du frigo. Il est énorme cette année. Nous pourrons donc espacé nos corvées de courses. Et cette après midi nous allons explorer la côte aux environs en recherche de spots pour les divers techniques auxquelles je compte m’exercer ici.

Donc cette après midi nous avons arpenté le chemin des douaniers en plusieurs endroits que j’avais repéré au préalable sur une carte. Je peux vous dire que nous sommes rincé, nous avons marché des kilomètres en quêtes de spots sympathiques à pêcher. La difficulté première est que je n’y connais rien de rien en pêche au leurre depuis le bord, et très peu encore en surf casting. De plus nous n’avons croisé aucun pêcheur si ce n’est qu’un ou deux pêcheurs à pieds en quête de crustacées. Peut être n’était ce pas la bonne tranche horaire par rapport à la marée. Elle était en milieu de descendante. Personnellement je pense tenter ma chance en fin de montante et plutôt le matin lorsque les poissons ne sont pas encore repoussés par les diverses activités touristiques côtières. Nous avons remarqué qu’à certain endroit l’estran est grand ici. Deux spots nous ont tout de même bien plu. Ils semblent tout à fait correct pour une session surf casting, sur l’un d’entre eux un filet était même tendu un peu au large. Mais seul l’un de ces deux spots m’inspire pour la pêche au leurre. Demain la marée est montante durant la mâtiné pour arrivée à l’étale à 13h30. Je pense aller y faire un tour une fois les paupières bien décollées !!!!!

Cette recherche nous a permis de faire du tourisme et au détour d’un quai prés d’une plage nous avons remarqué ce panneau qui ne manque pas d’humour !!!

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Le 12/07/2016

Nous étions vraiment crevés hier soir au point de dormir profondément cette nuit et ne pas entendre la pluie qui est tombée sur notre habitat en toile !!!! Il est donc de nouveau très tôt lorsque j’ouvre les yeux et que je vois la lueur du jour passer sur les cotés des doubles rideaux. Comme vous le savez j’aime les petits matins, à l’aube quand la nature s’éveille. Je n’ai pas d’autre raison particulière pour me lever ce matin car la marée est bien plus tardive. Je m’en aperçois d’autant plus que lorsque je descends au bord de mer après mon premier café, celle ci est encore fortement reculée.

Ce matin je compte faire ma première session aux leurres depuis le bord sur l’un des spots repérés hier. J’avoue me mettre un peu la pression tout seul, je sais que ce n’est qu’un loisir, que ce n’est que pour le plaisir. Mais lorsque l’on se prépare pour une session on aime tous la réussir même quand c’est une première. J’attends que ma dulcinée soit levée pour préparer mon matériel car je ne m’en suis pas occupé hier soir !!!! Avant de partir j’ai reçu les conseils d’un très bon pêcheur que ce soit en mer ou en eau douce et qui travaille dans le domaine. Je lui fais confiance, d’autant plus qu’il a été très précis dans ce qu’il m’a conseillé d’emmener et qu’il connait bien la pêche dans la région pour la pratiquer régulièrement. Cela se résume à huit leurres et il a rajouté « avec ça là bas tu es le roi du pétrole » !!!! C’est donc avec une petite besace contenant très peu de matériel que je m’en vais lancer mes premiers leurres en salt water.

J’arrive sur le spot sur le coup de 9h00, la marée va monter pour être à l’étale de pleine mer à 13h30. Je compte pêcher jusqu’à 12h00 environ. Le spot que j’ai sélectionné est une pointe rocheuse devant laquelle se trouve un fort courant. Sur sa gauche se trouve un genre de plage assez sauvage et sur sa droite c’est un petit port avec des bateaux au mouillage.

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Je gare la voiture au plus près. La route surplombe la mer sur la droite d’une dizaine de mètres. Avec les lunettes polarisantes je peux très bien voir le fond. Et en m’avançant vers la pointe rocheuse j’aperçois sur ma droite deux jolis bars dans le goémon, à peine à trois mètres du bord environ dans même pas cinquante centimètres d’eau. Je descends donc de ce coté en ayant pris des repères par rapport aux petites embarcations amarrées au bord. Une fois en bas, et malgré les lunettes polarisantes, les reflets m’empêchent de revoir les deux jolis poissons. Mes repères m’aident à localiser la zone où je les ai aperçus mais des cordages d’amarres m’empêchent de les atteindre avec mes leurres sans trop m’en approcher. Je me dis qu’il vaut mieux laisser tomber plutôt que de les effrayer et de ne plus les revoir de la matinée.

Je repars donc sur ma première idée d’aller pêcher en plein dans le courant à la pointe rocheuse. Une grande surface de goémon d’environ cinq mètres de large borde les rochers. Je lance mes leurres par dessus et au retour j’essaye de passer entre les touffes de cette algue caractéristique du littoral régional. Alors que j’étais justement en train de m’afférer à zigzaguer entre les goémons, mon leurre s’y accroche. C’est un leurre souple avec un tête plombée standard. Je rage sur moi même et je commence à tirer pour essayer de casser soit la plante, soit ma ligne !!! Et alors que c’est la plante qui cède, j’aperçois un gros remous juste à coté d’elle. Je viens de déranger un joli poisson posté à quelques mètres du bord.

Fort de ces deux expériences, la vue des deux premiers bars en bordure et ce dernier qui était presque à mes pieds, je me dis que je ne vais plus chercher le courant, mais je vais arpenter la plage, et en restant bien en recul essayer de pêcher entre les touffes d’algues de bordure. J’opterais pour cette option durant toute l’heure qui suivi.

A peine ai je quitté la pointe, qu’un pêcheur aux leurres y arrive. Il est correctement équipé et je me dis donc que ce spot semble bien fréquenté et que du coup je ne me suis pas fortement trompé en le choisissant. Ce pêcheur lancera ses leurres tout le reste de la matinée dans le courant.

Plusieurs fois en forçant pour lancer loin, ma tresse fait une perruque. Je peste car elle n’est pas très vieille mais elle est de piètre qualité. Je me dis une nouvelle fois qu’il y a certaines économies qui ne sont pas si utiles que cela !!!! Bref plusieurs fois j’ai du couper ma tresse et refaire mon raccord avec le fluorocarbone qui termine ma ligne.

La plage n’a rien donné et je reviens sur mes pas, il est presque 11h00. Mon premier spot est toujours occupé par un pêcheur et un second est arrivé avec son petit garçon. Je retourne donc là où j’ai vu ce matin mes deux premiers bars. En observant depuis le haut je ne vois plus de mouvement dans les bordures mais je vois que les mouettes qui passent au dessus du large descendent souvent comme pour essayer de voir s’il n’y a pas du menu fretin à picorer. Je prends l’option de monter un leurre de surface et de pêcher le large. Après quelques lancés j’aperçois un remous sur ma droite. Je lance donc dans cette direction, et bing une attaque !!! Mais malheureusement manqué, soit par moi, soit par le poisson, on ne saura jamais. La seule chose que l’on sait c’est que je ne l’ai pas pris !!!! J’insiste sur la zone car je peux encore apercevoir des remous de ci de là en surface. Et soudain je prends une tape que je ferre et c’est pendu !!! Je combats ce poisson piqué au large mais qui ne m’offre pas une résistance hors du commun. Alors qu’il arrive dans mes pieds je me rends compte que mon premier poisson pris au leurre en salt water sera une Orphie piquée par la queue !!!! Qu’importe je suis heureux et je lui tire le portrait !!!!

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Cette prise me donne du baume au cœur et ne me satisfait pas totalement non plus. Les remous continuant sur ma zone de pêche, je persiste donc au leurre de surface. Et cette persévérance finira par payer avec un second poisson touché bien au large aussi, mais cette fois c’est un petit bar qui c’est bien piqué par la gueule sur mon stickbait.

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Midi approche et une dernière perruque aura raison de mon flegme habituel. Je décide de rentrer au camp avec la ferme intention d’aller cette après midi chercher de la nouvelle tresse.

C’est donc à Auray que nous sommes aller chercher quelques « bricoles » comme on a l’habitude de dire !!!! Le magasin est très bien achalandé en leurres, mais il ressemble trop à une superette de la pêche avec ses rayons, ses paniers à l’entrée, et un gars derrière sa caisse qui attend avec impatience votre carte bleue !!! Bref bien loin de mon petit commerce que je fréquente à Dieppe dans lequel on discute avant d’acheter et de faire le choix de ce que l’on va prendre, car on écoute les conseils du patron. Ensuite on en tient compte, ou pas !!!! Bon pour cette fois ce n’est pas très grave car je savais exactement ce que je voulais !!!!

Nous en avons profité pour ensuite visiter la ville, enfin son centre car cette ville est vaste et seul son centre est historique. Nous pourrons y arpenter les rues piétonnes dans lesquelles les commerces se sont installés dans de vielles demeures. Nous nous attendions à mieux après ce que l’on avait lu dans des guides. Mais c’était une balade tout même bien sympathique sous un soleil Breton !!!

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Aujourd’hui nous sommes de nouveau tombé sur un panneau bien rigolo. Certaines indications sont loufoques, des distances sont au mètres près et même certaines en pas !!!!

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Le 13/07/2016

Ouch, il caille ce matin !!!! Le soleil est pourtant déjà présent mais la fraicheur ambiante me fait frissonner.  C’est donc avec les rayons divins de Râ dans le dos que je bois mon premier café !!! Ce matin il y a le marché à Larmor Baden, le village où nous nous trouvons. Nous comptons nous y rendre avec mon épouse, mais nous avons le temps, il nous faut d’abord nous éveiller doucement, déjeuner copieusement et nous apprêter comme il se doit. Ce n’est donc que vers 9h00 que nous prenons la route pour ces petites emplettes matinales. En fait nous ne dépenserons pas beaucoup d’argent, pas un sou même !!! Car le marché se compose de trois étals et d’un manège pour enfant qui est déjà installé en vue de la fête du 14 juillet. Nous avons déjà connu cette déception dans la Creuse. Il n’y a vraiment que dans le sud ouest que nous avons connu des marchés dignes de ce nom. Bon ben tant pis, mais comme il fait beau profitons en !!!

Nous décidons de pousser un peu plus loin pour aller voir un nouveau spot que j’ai repéré sur la carte. Nous nous perdons plusieurs fois dans de petites routes, il faut dire que je n’ai pas pris la carte avec moi, car cette escapade n’était pas prévue, et que j’essaye de le trouver de mémoire !!!! Je finit par me décider à faire appel à un ami. Je pointe donc le spot sur mon GPS et ce dernier nous y conduit sans détour !!!!

Ce spot est constitué d’une bande de sable qui permet de rejoindre sans se mouiller les pieds une petite ile qui de fait n’en est plus une !!! Vous me suivez ? Nous traversons ce guet sableux et entamons le tour de la petite ile par le chemin qui la borde. Les paysages sont superbes, à certain moment on pourrait se croire ailleurs qu’en Bretagne tellement la vue est chaleureuse.

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Certains spots semblent intéressants et je pense y revenir en surfcasting. Puisqu’il n’est pas vraiment tard lorsque nous terminons notre balade, nous faisons une halte sur la route du retour pour nous désaltérer et reprendre les calories que nous avons laissées sur le chemin. Nous avons trouvé un joli bar juste sur le port qui se trouve à proximité de notre camp. Depuis la terrasse nous pouvons contempler les bateaux navettes aller et venir vers les îles qui sont desservies. Nous pouvons aussi voir le ciel se charger de nuages de moins en moins sympathiques. Jusqu’à ce que l’un d’entre eux donne raison à notre intuition en laissant échapper de grosses gouttes d’eau bien froides !!!! Sous notre parasol nous sommes bien abrités, ce qui n’est pas le cas de tout le monde présent sur la terrasse !!!!

L’averse passée nous rentrons nous restaurer à notre lieu de villégiature.

Après le repas je compte essayer une pêche à la mouche sur la grande étendue plate qui se trouve juste en bas de notre camp. La marée haute est à 14h30 ce qui me permet d’affiner mon montage en montant un bas de ligne en flurorocarbone sur la canne à mouche que j’ai emmenée. Mais alors que je le montais, je voyais le ciel s’obscurcir, ce qui ne présageait rien de bon pour l’après midi.

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Une fois mon montage terminé je consulte la météo locale sur un outil que nous offre la modernité et je constate que de la pluie est prévue par intermittence toute l’après midi. Je n’ai même pas le temps d’en faire part à mon épouse que le ciel me donne raison.

N’ayant pas envie de me faire saucer toute l’après midi, nous changeons de programme et décidons de passer ce moment de mauvais temps dans une salle obscure à regarder l’un des derniers films sorti sur les écrans. Je pense que nous avons eu raison car à notre sortie vers 17h00 le sol était trempé et nous avons passé un agréable moment de cinéma.

Ce soir la fraicheur est de nouveau de retour, nous n’allons pas nous attarder dans nos balades au crépuscule. Demain sera un autre jour et nous verrons bien ce que nous en ferons !!!!!

Le 14/07/2016

Bonne fête à tous les révolutionnaires !!!! j’en ai fait parti, mais j’avoue m’être assagi !!!! Hier soir nous avons déjà entendu des feux d’artifices et je pense que nous en entendrons d’autres ce soir.

Ce matin c’est un peu la farniente, ben oui la marée descend et ne sera favorable qu’à partir du milieu de l’après midi. Du coup avec ma dulcinée nous sommes allés voir de plus près le front de mer à Port Blanc. Il y a quelques commerces comme ceux que l’on a l’habitude de voir dans ce genre de lieu. Donc rien d’extraordinaire si ce n’est le balai incessant des bateaux navette vers l’ile aux moines !!! C’est ahurissant ce flot de touristes. Un bateau complet pouvant embarquer 98 passagers toutes les quinze minutes en moyenne !!!! et encore là nous ne voyons que l’embarcadère de Port Blanc. Il y en a d’autres sur le golf qui proposent cette destination. En prenant des renseignements auprès d’un gars de la capitainerie il nous apprend que lui préfère y aller l’hiver lorsqu’il n’y reste que les 600 habitants de l’ile !!!! Du coup nous lui parlons de notre envie de visiter plutôt l’ile d’Arz qui semble plus pittoresque et moins piège à touristes. Il eut un sourire qui nous donnait raison. Nous nous renseignerons donc sur cette destination et programmerons cette sortie une prochaine journée.

J’ai aussi repéré un joli coin ou je pense que la pratique du rockfishing peut être intéressante. De plus il y a des bancs pour que mon épouse puisse m’accompagner et se plonger dans ses livres qu’elle aime tant lire. A programmer aussi mais lorsque qu’il y aura moins de monde.

Bref une petite balade riche d’enseignements….

C’est un peu le bazar ce weekend sur Port Blanc, car c’est une étape du tour de France à la voile. Déjà que sur Dieppe ça prend de la place, ici c’est tout petit alors ils ont poussé les parkings dans des pâtures et clôturé le parking pour en faire le village du tour !!!! En même temps il y a un coté pratique, il ont pris une pâture juste en face de l’entrée du camping ou je me trouve et ils ont mis des navettes gratuites en service durant tout le weekend. Bref à partir de demain je peux venir en bus en le prenant juste devant chez moi !!!!!

Je me suis programmé une session mouche cette après midi. La grande baie qui se trouve au bas du camping est très plate et constituée de sable parsemé de touffes de goémon. Je me dis qu’à marée haute des bars peuvent venir y chercher leur pitance, alors pourquoi ne pas tenter. A peine posais je un pied dans l’eau que je vois un joli bouquet s’enfuir. Cela tombe bien car c’est justement une imitation de bouquet que j’ai monté au bout de mon fouet. Je m’avance dans l’eau jusqu’au genoux. Certains endroits sont vaseux et je m’enfonce. Je vois de ci de là entre les goémons des nageoires marsouiner en surface signe de la présence de poissons. A chaque fois je lance dans leur direction mais sans succès.

Tiens j’ai de l’eau jusqu’au cuisses, pourtant je n’ai pas bougé !!!! Bon sang mais c’est bien sûr, la mer monte !!!!! Il faut que je me méfie sous peine de…………………………………..remplir mes cuissardes !!!!

Je recule donc vers la plage mais ce faisant je soulève beaucoup de vase, beaucoup trop à mon goût et je décide d’abandonner ce poste pour me mettre plus loin sur le rivage.

De nouveau en place, je recommence à pêcher, toujours avec mon imitation de crevette bouquet. Et au passage de mon imitation je fais fuir de petits alevins d’à peine trois à quatre centimètres de long. Plus loin grâce à mes polarisantes et à la clarté de l’eau, je peux apercevoir des petits bars d’une vingtaine de centimètres. C’est sûr que l’on aimerait plus gros, mais pour une première à la mouche on s’en contenterait bien !!!! De plus ils sont nombreux ces petits bars. Je monte donc un petit streamer pour essayer d’en piquer un. Sans succès j’en monte un autre d’une taille différente. Toujours sans succès, je change donc de couleur. Mais pas mieux. Je testerais ainsi une dizaine de modèles de streamer sans pouvoir attirer l’attention de ces poissons.

Il est 16h30, la mer commence à descendre, j’en ai plein le bras droit de fouetter, je décide donc de remonter au camp rincer mon matériel.

Une fois ce dernier labeur accompli, je comptais préparer mes affaires pour demain matin lorsqu’un sms est venu changer en dernière minute mon programme. Mais cela est une autre histoire que je ne manquerai pas de vous compter demain soir !!!!

Le 15/07/2016

Hier soir j’ai donc reçu un sms qui a bouleversé mon programme d’aujourd’hui. Pas très grave, ce que j’avais initialement prévu je le ferai un autre jour. Avant mon départ j’avais pris des renseignements sur la pêche dans la région auprès de Bruno Pebe. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il connait bien la région pour travailler à Belle île en mer et de plus c’est un excellent pêcheur de bars. J’ai donc suivi ces conseils à la lettre et j’ai emmené les leurres qu’il m’avait préconisé, ça a payé dés ma première session du bord. Mais en plus des conseils, il avait ajouté qu’il verrait pour m’organiser une session en mer durant le séjour. Jeudi en fin d’après midi c’est donc un message de sa part que j’ai reçu. Il me disait de contacter Kevin Le Lann alias Kevin Jackjack sur notre forum préféré, et qu’il avait une sortie à me proposer. J’envoie donc illico un message à Kevin et en guise d’accusé de réception j’ai mon téléphone qui se met à sonner m’indiquant un appel entrant. Bien entendu c’est Kevin qui me rappelle. Il me demande si j’ai des choses de prévu le lendemain, bien sûr que non lui répondis-je. Il rajoute qu’il sort donc vendredi sur Belle Ile en Mer avec un client du magasin dans lequel il travaille et qu’il y a une place à bord pour moi si je le souhaite !!!! J’accepte sans hésiter cette invitation. S’en suivront dans la soirée quelques échanges de sms pour affiner l’organisation, horaire, lieu de rendez vous… bref le basique en fait !!!!

Ce matin c’est donc mon réveil qui me sortit du lit à 5h00. Il fait frais mais le spectacle du levé du jour sur le golf est superbe.

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Kevin passe me prendre à 6h30 devant le camping, avec mon horreur d’être en retard j’y serais à 6h15 !!!! L’attente ne fut pas longue et Kevin est en avance sur son horaire, il vient de Lorient, il a du se lever vraiment tôt. Nous prenons la route direction Arzon car le bateau sur lequel nous allons embarquer est au port du Crouesty. Nous contournons donc le golf par le nord. En route nous parlerons de la région car Kevin la connait bien pour y avoir encore de la famille et même si je ne me trompe pas y avoir vécu. A ce petit jeu la route passe très vite et nous arrivons au port à sec du Crouesty avant l’horaire prévu. Ce n’est pas hyper grave car notre hôte du jour nous y attend déjà. Il s’agit de Pierrick qui a très gentiment accepté que j’accompagne Kevin lors de cette sortie. Nous faisons connaissance en échangeant quelques mots puis nous descendons sur le ponton et je découvre l’embarcation qui nous emmènera toute cette journée autour de Belle île en mer. Il s’agit d’un Jeanneau Cap Camarat de 7,5 mètres de long et motorisé par un moteur Honda de 225 cv. Je pense que l’on va être bien sur ce bateau.

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La météo est favorable pour la plaisance aujourd’hui mais peut être l’est-elle moins pour la pêche. Il y aura un grand soleil, peu de vent, et un petit coefficient de marée. Mais qu’importe je sais que cette journée sera belle et riche d’enseignements. Nous sortons du port et fonçons pleine balle vers Belle ile en mer où nous devons récupérer le frère de Pierrick qui sera accompagné de son fils. Cette traversée nous prendra une bonne vingtaine de minutes durant lesquelles Kevin nous expliquera les grandes lignes du programme de la journée, car bien entendu il a eu de précieux renseignements pour faire en sorte que notre journée soit fructifiante. Nous arrivons au port du Palais et embarquons donc le reste de l’équipage.

Il n’est pas encore neuf heures et nous faisons route vers notre premier spot. Kevin teste la dérive du bateau afin de bien le positionner de sorte de passer juste à l’endroit supposé de la présence de bars. Il s’agit d’une pointe rocheuse dont les fonds montent de six mètres à quatre mètres d’eau sous la coque. Une fois le bateau bien placé en haut de dérive, nous débutons notre pêche par un premier passage au leurre de surface. Avec cette technique Pierrick pique rapidement un premier poisson. Malheureusement il le décrochera quelque secondes plus tard sans avoir pu le monter sur le pont. La journée semble bien débutée et je suis concentré sur ma pêche. A tel point que quelques instants plus tard, alors que j’ai fait monter un poisson sur mon leurre, je vois bien le remous et je le sens bien dans mon poignet, du coup mon premier reflexe fût de ferrer sèchement ce poisson. Et malheureusement, ce faisant, je lui ai hotté le leurre de la gueule !!!! je peste sur moi même car je sais que quand je manque le premier poisson d’une session cela n’augure rien de bon !!!!

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Quelques instants plus tard sur la même première dérive je ferais monter un second poisson. Cette fois ci je ne ferre pas, mais c’est le poisson qui ne se pique pas !!!! Ce sont les seules actions de pêche que nous aurons sur ce premier passage. Le second ne donnera rien de plus. Nous décidons donc de bouger sur un autre spot. Sur cet endroit le neveu de Pierrick montera une jolie dorade au bateau. Il était bien heureux le môme !!! Nous laisserons rapidement ce second spot derrière nous pour nous rendre sur la pointe sud de l’ile. Nous pourrons y voir de jolis échos de poissons fourrage avec des bars qui tapent dedans. Nous sortons les leurres souples et les têtes plombées. Il y à une vingtaine de mètres de fond. Nous nous mettons tous à pêcher conscientieusement car nous savons que les poissons sont là. Je retrouve une façon de pêcher que je connais en eau douce car il s’agit de pêcher « à gratter ». Mais finalement ce sera Kevin qui prendra le premier et seul poisson du spot et il le fera au jig !!!!

Midi approche et les estomacs se creusent. nous nous lançons un défi en nous disant que seuls ceux qui ont fait du poisson ont le droit de manger !!! le genre de truc qui remotive tout le petit monde à bord. Du coup nous décidons de retourner sur le premier spot de la journée car c’est là que nous avons fait bouger le plus de poissons ce matin. Mais après une heure à le peigner nous décidons d’être de vrais révolutionnaires et de braver l’interdit en se réunissant dans le carré avant du bateau et en pique niquant de façon conviviale entre passionnés.

Durant le repas nous échafaudons le programme de l’après midi. Comme depuis ce matin, du fait du faible coefficient de marée, nous ne rencontrons pas de courant très fort, alors nous choisissons de reprendre par un spot au nord de l’ile où d’ordinaire ça bastonne pas mal d’après l’expression du frère de Pierrick. Il s’agit de pointes rocheuses un peu au large de la côte. Des courants s’y forment entre elles. Ce spot est peu fréquenté d’ordinaire car il est dangereux à la navigations mais aujourd’hui les conditions sont telles que nous y trouvons déjà six ou sept bateaux en pêche. Nous nous positionnons tant bien que mal pour ne pas gêner les autres bateaux et commençons notre action de pêche. nous ferons plusieurs dérives sans résultats malheureusement.

Nous continuerons par un endroit proche qui est superbe pour les yeux. C’est un régal d’y pêcher. Pour cette dérive nous avons laissé le moteur en fonctionnement car il faut pouvoir réagir rapidement si on est mal pris !!!!

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Mais les poissons ne seront toujours pas au rendez vous. Nous partons donc en direction de notre dernier spot car l’heure tourne. C’est un lieu réputé pour la pêche de dorade. Le frère de Pierrick prends plusieurs tapes sans réussir à piquer le poisson. Nous nous demandons à qui nous avons affaire. Jusqu’à ce qu’à mon tour je me prends une bonne tape. Je ferre et c’est pendu. C’est un beau maquereau qui s’en est pris à mon one up de quatre pouces !!!! Leur présence nous donne le sourire et on se dit après tout amusons nous pour finir la session. Le neveu de Pierrick en fera un à son tour et je clôturerais le bal en montant un second maquereau sur le pont. Etonnamment Pierrick qui avait sorti une mitraillette n’en piquera pas. Durant ce temps Kevin lui avait monté une turlutte et il prit une jolie sèche qu’il me donnera pour m’en servir d’appât au surf casting.

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Il est déjà plus de quatre heures de l’après midi et nous devons faire route pour déposer nos compères au port de Plaisir puis rentrer vers le continent. Ensuite avec Kevin nous affronterons les bouchons de Vannes et il me déposera à presque 19h00 devant l’entrée de mon camping.

J’ai passé une superbe journée sur l’eau. Nous avons vu et fait peu de poissons mais c’est aussi cela la pêche. J’ai surtout pu profiter de superbes paysages de côtes sauvages battues par les vents et les marées. Un décor magnifique pour assouvir notre passion. Par deux fois dans la journée nous avons pu croiser des marsouins, un spectacle toujours aussi beau pour les grands enfants que nous sommes. La seconde fois ils étaient une dizaine à chasser dans un banc de petits poissons, un superbe spectacle.

De retour à la toile, mon épouse m’attend patiemment. Il faut dire que nous sommes attendus pour 19h30 pour festoyer entre gaulois autour d’un cochon grillé !!!! La journée en mer m’a donné une faim de loup. Après une douche rapide et revigorante, nous sommes allés rejoindre les vacanciers déjà présents autour de la table dressée dans l’herbe, en « U », prés de la piscine. Je ferais un festin de roi, et sa digestion associée à la fatigue de la journée me feront m’endormir rapidement après ce repas…..

Le 16/07/2016

Je me réveille avec encore pleins de souvenirs de la veille dans la tête. Mais bon, ce matin une nouvelle journée commence sous un ciel bleu azur. Il fait beaucoup moins frais que les matins précédents. L’été s’installe enfin sur le golf du Morbihan.

Ce matin nous allons de nouveau tenter un marché. On nous a conseillé celui de Vannes qui a bien lieu aujourd’hui, mais nous nous disons qu’en ce weekend de pont il y aura beaucoup de monde, et on préfère donc y aller un mercredi ou l’on pense que ce sera plus calme.

Du coup nous nous rabattons sur celui de Bono. De plus hier Kevin m’a dit qu’il connaissait très bien par là pour y avoir de la famille et qu’il m’enverrait une carte avec de bons coins de pêche pour le surf casting. En y allant ce matin je pourrais me rendre compte de la distance qui me sépare de ces spots.

En fait c’est tout près d’ici, nous n’avons même pas mis quinze minutes pour venir. En entrant dans le village nous avons vu des préparatifs pour une fête. Nous essayons de nous renseigner, et c’est à la mairie que nous trouverons le détail de ces festivités. Nous sommes friands avec mon épouse de ces petite fêtes de village bien sympathiques et chaleureuses. Celle ci à lieu demain et nous décidons de venir y faire un tour.

Mais nous sommes venus pour le marché. Et sans surprise il est tout petit !!!! Bon ce n’est pas bien grave, nous reprenons la voiture et nous nous remettons sur la route pour rentrer au camp. A peine démarré j’aperçois un panneau indiquant la direction du port, je propose à mon épouse d’y faire un tour. Nous garons la voiture et la découverte commence. C’est un superbe endroit plein de charme. Nous découvrons en premier un ancien lavoir. De ci, de là une photo ancienne est installée proche du lieu pour nous montrer qu’en fait cela n’a pas beaucoup changé si ce n’est le mode de vie des habitants.

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Nous empruntons le chemin de randonnée qui borde le golf et donc ici le quai. Je peux apercevoir des mulets qui marsouinent entre les goémons. L’endroit est paisible et reposant. Alors que l’on se retourne pour revenir sur nos pas nous apercevons un superbe pont suspendu. Nous faisons le tour du bassin et nous montons sur ce pont. Il y a des écriteaux qui expliquent la vie de cet édifice. Il fut mis en service en 1840 avec un début de construction, si je me souviens bien, en 1837. A sa construction il n’était pas prévu pour la circulation automobile. Il fut donc renforcer dans les années 1950 pour pouvoir supporter cette surcharge. Son manque d’entretien l’a mis dans un état tel que dans le début des années 2000 il fut reconstruit complètement et fidèlement à la construction d’origine.

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Depuis le pont on a une vue superbe sur le bras du golf qui monte jusqu’ici.

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C’est donc heureux d’être venu et sans regret pour le marché que nous prenons la route du retour vers le camp.

Cet après midi nous sommes allés voir le tour de France à la voile. C’était bien sympa mais sous une chaleur assommante. Du coup après avoir fait le tour des stands, et alors que la régate était en cours au large, nous nous sommes installés en terrasse d’une brasserie que l’on pourrait appeler « la vigie ». Elle surplombe parfaitement le golf au niveau de port Blanc. Nous y avons commandé bien entendu une bonne glace et une boisson bien fraîche pour l’accompagner.

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Et c’est en savourant ce merveilleux met que nous avons assisté en direct et juste sous nos yeux à l’arrivée de la course !!!!

Le 17/07/2016

Il fait déjà très chaud ce matin, je pense que le thermomètre va encore monter aujourd’hui. Pas de pêche de prévue pour ce jour. Des horaires de marées qui ne me conviennent pas plus que cela et un monde fou en cette fin de grand weekend du 14 juillet. Nous avons donc prévu une escapade champêtre pour la journée. Hier nous avions vu qu’à le Bono il y avait un repas champêtre animé par des groupes de musiques Bretonnes. Ils appellent cela des Fest Deiz. Nous nous y sommes rendu pour 11h00 pensant que l’animation aurait débuté, mais rien !!!! Nous tombons sur une affiche et remarquons qu’il s’agit en fait de la fête paroissiale et qu’à cette heure ci c’est le début de la messe !!!! Du coup nous allons nous poser sur un banc dans le petit port qui nous a tant plu hier.

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L’heure tourne, les gens passent, l’un d’entre eux s’arrêta même pour discuter un peu, bref l’heure d’avance que nous avions est passée très vite.

Nous retournons donc au lieu de la fête. Nous faisons le tour des stands et nous nous arrêtons à la buvette car il fait déjà hyper chaud et nous avons pas mal marcher depuis notre arrivée. Puis nous nous mêlons à la population du village sous de grands chapiteaux. L’ambiance est bon enfant, la moyenne d’âge est élevée, et les discussions ainsi que les expressions employées nous font sourire. Nous discutons un peu avec les gens à notre droite, et un groupe joue de la musique traditionnelle Bretonne. Un groupe folklorique est présent et commence à danser.

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L’ambiance est exactement comme nous les aimons avec mon épouse et nous nous sentons bien au milieu de tout ce monde que nous ne connaissons pas. L’heure du repas arrive et pour ceux qui était inscrit il y a un plateau complet qu’ils ont commandé à l’avance avec des moules frites, un verre de vin, un morceau de fromage avec son bout de pain et une part de far breton. Pour nous qui n’avons pas de ticket « repas » ce sera frites – saucisses, avec un peu de mayonnaise !!!!

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Nos barquettes avalées, avec mon épouse nous quittons nos acolytes d’un jour pour nous poser au frais sous un chêne qui borde le lieu de la fête. C’est là que nous mangerons une très bonne crêpe au sucre préparée sur place dans un stand prévu pour cela, suivi d’un bon café pour faire descendre doucement ce fabuleux repas.

Nous sommes à l’ombre et bien au frais d’un petit courant d’air. Les musiciens d’un nouveau groupe règlent la balance. Petit à petit beaucoup de gens se retrouvent autour de nous à la recherche de la fraicheur. Le groupe commence à jouer, Landerneau, scotish, et autres danses Bretonnes. Les danseurs du groupe folklorique montrent les pas et les gens suivent la cadence. Nous nous resterons assis à profiter du spectacle en discutant avec nos voisins de l’organisation de cette fête.

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A écouter toutes ces ritournelles le temps passe très vite et il est pour nous l’heure de rentrer au camp. En arrivant à la voiture je vois 32 degrés d’affiché à mon tableau de bord. Nous sentions bien qu’il faisait chaud mais nous n’aurions pas parié que la barre des trente avait été franchie. nous rentrons en roulant tranquillement pour profiter de la climatisation de la voiture, et à peine arrivé, nous prendrons chacun une bonne glace pour nous rafraichir un peu plus.

Ce soir j’ai sorti la voiture du camp car les barrières n’ouvrent qu’à sept heure et je compte partir avant à la pêche. La marée haute est vers six heure trente, je vais pêcher depuis le bord au leurre et j’ai donc affûté mon matériel avant de le charger dans le coffre de la voiture.

Le 18/07/2016

C’est la douce musique de mon Smartphone qui me sort de mon sommeil. Il est cinq heures, mais c’est Jean-Marc qui s’éveille. Le jour n’est pas encore levé. Je mets la cafetière en marche et je vais m’habiller en pêcheur !!!! Je vais et viens à pas de loup et je m’éclaire à la lampe frontale pour ne pas déranger ma dulcinée qui dort encore. Une grande partie de mon matériel est déjà dans la voiture que j’ai laissée sur le parking à l’extérieur du camp hier soir. Je n’ai plus qu’une canne à emmener. Je bois un café bien chaud malgré la douceur déjà bien installée, le thermomètre de la voiture m’annoncera 21 degrés lors que je la démarrerais. Je n’ai que dix minutes pour rejoindre la pointe d’Arradon ou je compte de nouveau pêcher ce matin. Et ainsi faire la fin de montante qui est prévue à 6h33 et le début de la descendante. J’arrive sur le spot le jour se lève à peine sur le golf du Morbihan.

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Je m’équipe des cuissardes, je passe le fil de mes moulinets dans les anneaux des cannes, je monte les leurres que j’utiliserai en premier. Et me voilà parti à pieds faire les derniers mètres qui me séparent de la pointe. Je croise un pêcheur d’étrilles qui lui repart bredouille. Il me dit que c’était un bon spot avant pour cette pêche mais que cette année c’est dur. Il me rassure aussi car quand je lui ai dit que moi j’allais tenter le bar il me répondit qu’il avait vu de l’activité en surface. Je commence ma pêche, il n’est même pas 6h00. Je peux voir des mouettes venir chercher du menu fretin sur l’eau signe de la présence de fourrage. J’attaque le spot au leurre de surface. Assez rapidement je fais bouger un poisson que je pense être une orphie au vue de sa forme très longiligne. Puis quelques instants plus tard un autre poisson s’en prend à mon leurre, il le manque mais suit toujours, il le réattaque de nouveau et le manque une seconde fois, puis une troisième…. ce petit manège continuera sur une dizaine de mètres sans qu’il ne puisse se piquer sur l’un des deux triples qui arme mon leurre !!!! A la vue du remous qu’il y avait je pense plus, cette fois ci, à un petit bar qu’à une orphie. Bon je sais au moins que j’ai le bon leurre car en trente minutes de pêche je fais bouger deux poissons.

J’insiste donc avec ce pattern mais en ralentissant un tout petit peu mon animation. Et cela payera rapidement car un nouveau poisson vient sur mon leurre et cette fois ci il se pique. Par contre juste sur le bord des lèvres et sur l’hameçon arrière !!!! Ils sont tatillons les bougres !!! C’est un petit bar d’une trentaine de centimètres que je prendrais seulement en photo pour ne pas le déranger plus qu’il n’en faut.

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Un pêcheur aux appâts arrive alors que je reprends tout juste ma pêche. Il me demande si ça mord et je lui indique que je viens juste de faire un petit bar. La marée est haute et le seul poste accessible est celui que je pêche. Il est donc allé s’assoir sur un banc en pensant qu’il aurait mieux fait de se lever plus tôt ce matin !!!! Je ne vois plus d’activité sur mon spot et les mouettes ne viennent plus non plus picorer la surface de l’eau. Je décide de longer les rochers et de pêcher en finesse dans le goémon qui borde la rive. Mon poste à peine libéré, le pêcheur aux appâts s’y installe.

Je dois crapahuter dans les rochers et certains d’entre eux sont glissants car encore mouillés de la marée qui commence à peine à descendre, ou recouvert de goémon. J’y vais donc avec une extrême prudence pour me préserver mais aussi mon matériel que je pourrais casser en cas de chute même légère. Je peigne le goémon avec un leurre finesse monté sur une tête plombée de 3,5 grammes de type texan. Je saute en fait de trouée en trouée et je laisse un certain temps mon leurre immobile dans ces trouées avant de le faire sautiller presque sur place. A ce jeu je prendrais trois à quatre petites tapes mais sans arriver à piquer un poisson. Je pense que c’est du petit qui se cache à l’abri des goémons. Il va falloir que je revienne avec mon UL et des tous petits leurres.

Il est 8h30,  je pêche déjà depuis plus de deux heures et la marée commence à descendre sérieusement. De plus je n’ai plus vraiment de belles touches depuis plus d’une heure. Je décide de remonter à la voiture pour rentrer au camping. C’est à ce moment que mon téléphone sonna !!!! Un Roots m’appelle car il connait le coin pour y venir régulièrement. Il me dit qu’il m’envie car il aime ce petit coin de Bretagne et me livre les spots sur lesquels il a eu du succès ainsi que les moments de marées propices à la pêche sur ces lieux. J’imprime tout cela dans mon petit cerveau et je rentre vite fait à la toile pour regarder sur la carte IGN du golf que j’ai acheté en arrivant. Ce Roots se reconnaitra en lisant ces lignes et je l’en remercie de nouveau ici. C’est aussi ce genre de partage que l’on fait via un forum tel que celui ci. En recoupant les informations sur le moment de marée favorable, l’heure de la marée, et le temps de route, je vais pouvoir aller tester cela en fin de semaine. Pas toujours simple de composer avec tous ces paramètres !!!!

La chaleur s’est bien installée et le frigo est vide !!!! Nous décidons d’aller faire des emplettes et du repérage pour une prochaine sortie touristique. Ainsi nous profiterons de la climatisation de la voiture et des magasins !!!!! Car je peux vous l’affirmer, la Bretagne est en pleine forme et n’a pas de fièvre !!!!

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Du coup ce n’est que ce soir, à la fraîche que je suis retourné faire un petit tour au bord de l’eau. J’ai voulu tenter une petite session de rockfishing à Port Blanc en la débutant un peu avant l’étale de marée haute. Il y avait encore pas mal de monde lorsque nous sommes arrivés et beaucoup de bateaux qui allaient et venaient, ce qui n’est pas le top. Nous nous sommes donc écartés de cette cohue. Puis lorsque les bateaux ont cessé leurs allers-retours et que les badauds étaient partis manger, nous sommes revenus sur le quai principal.

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Mais la marée avait commencé à descendre et un courant de fou s’est formé. Je pense qu’il aurait fallut monter à 30 grammes pour pouvoir toucher le fond, ce qui n’est pas raisonnable sur de si petits leurres !!!! Ceci écourta donc cette session. Décidément ici il faut composer avec les marées mais en plus avec le courant.

Le 19/07/2016

Aille ça pique quand le réveil sonne !!!! Il a fait très chaud cette nuit, trop chaud pour bien dormir et j’ai décidé d’aller pêcher ce matin. Il est 5h00, j’ai les yeux collés à la cyanolite !!!! Je me motive et me sors de mon lit en me disant que les bars n’attendent pas. La pleine mer est à 7h15 à Arradon, c’est là que je vais ce matin. Je m’en vais prendre ma voiture sur le parking à l’extérieur du camping. En passant je dis bonjour au gardien de nuit qui finit son service. Et me voilà en route.

Alors que je viens juste d’arriver et que je suis en train de monter mon matériel à la lueur du coffre de la voiture car il fait encore nuit, j’entends une autre voiture se garer. Je me dis que ce doit être le gars qui hier avait regretté d’être arrivé après moi. Qu’importe, je ne fais pas la course et je monte consciencieusement mes cannes pour pouvoir pêcher correctement ensuite. Le gars passe à coté de moi, ce n’est pas le même, je ne l’ai pas encore vu celui ci. Mon matériel est près et je descends sur le poste. L’autre gars a pris la pointe, ça tombe bien moi je pêche sur le coté.

Un jeune amoureux de la photographie est aussi présent sur cette petit jetée. Je pense qu’il est là depuis un bon bout de temps. Il faut dire qu’il y a un superbe couché de lune et il voulait ne pas manquer l’instant où la lumière fut la plus belle.

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Un promeneur matinal viendra lui aussi profiter de ce fabuleux moment. Moi de mon coté, après avoir pris une photo de cette lune qui se reflète dans l’eau, je me mets à pêcher. Je ne vois pas d’activité en surface, ni d’oiseaux marins venir chercher leur pitance. Malgré cela je m’applique à peigner au leurre de surface le spot qui s’offre à moi. Le gars d’hier finira par arriver un peu plus tard. Mais cette fois ci, les deux postes étant déjà pris il ne restera pas et repartira illico. Il a tout de même pris le temps de me saluer et d’échanger quelques mots. Il m’a dit qu’il en avait déjà fait des beaux sur cet endroit. Cela me rassure dans ma quête d’un joli bar, car pour l’instant je n’ai touché que du petit.

Ce n’est qu’au bout d’une demi heure de pêche que je connaitrai ma première attaque. Pas énorme, timide même, le poisson est monté, il a gouté le leurre et est reparti sans se piquer !!!!

7h00 arrive et c’est le début de l’étale de haute mer. Le courant s’interrompt et notre pêche est suspendue. Le gars au bout de la petite jetée et moi même sommes assis à contempler le golf et aussi si le courant revient, signe d’une potentielle activitée des bars. Pendant ce temps calme, je peux voir un pêcheur en barque passer devant moi, il aura la courtoisie de me demander si mes cannes sont à l’eau pour ne pas me gêner. Et il ira déposer un filet en travers de la passe que je suis en train de pêcher !!!! Une fois cette chose faite, il s’en retournera amarrer sa barque et rentrera chez lui. Tout cela lui aura pris en tout un bonne demi heure !!! Je me dis que ma pêche est compromise par la présence de ce filet, mais je me remets tout de même en action lorsque le courant commence à s’établir de nouveau.

Puis ce fut au tour d’un bateau d’emprunter la passe à pleine vitesse sans même regarder si quelqu’un y pêche !!!! Là c’est le genre de truc qui à mon avis cale le poisson pour un bon moment. Je n’ai pas l’envie d’attendre et je décide d’en finir pour ce matin et de rentrer bredouille au camping.

Mon épouse me voit arriver avec mes petits yeux fatigués. Je lui dis que je vais faire une bonne sieste pour récupérer de ma mauvaise nuit. Elle ne me reverra pas avant 12h30 !!!!!!

Il fait toujours aussi chaud lorsque je me réveille pour la seconde fois de la journée. Nous décidons de retourner sur un lieu que nous avions découvert lors de nos vacances en 2011. Il s’agit du petit village de Rochefort en Terre. Il n’est qu’à une trentaine de minutes de route d’ici. Il nous avait bien plu car il est vraiment pittoresque et il y avait beaucoup de petites échoppes qui vendaient un peu de tout. Et surtout un très bon artisan glacier !!!!

Les murs sont restés les mêmes, le village est toujours aussi joli, mais il n’y a pratiquement plus que la moitié des commerces qui sont encore présents !!! C’est fou de voir ce changement en à peine 5 ans. Bon je suis sauvé, l’artisan glacier est toujours là. Il nous permettra de nous poser un moment et de nous rafraichir un peu.

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A notre retour la seconde marée de la journée est propice à la pêche du bord. Nous descendons donc avec mon épouse au bord du golf juste en dessous de notre camping. C’est un grand plateau sablonneux parsemé de goémon qui se découvre à marée basse. Au large il y a quelques tables à huitres. J’irais en cuissardes pour gagner quelques mètres, et pendant que je pêcherais mon épouse bouquinera sur le banc qui fait face au golf en bordure du chemin côtier. Elle en profitera aussi pour immortaliser cette session avec son téléphone.

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Mais pas de photo de poissons car je n’en verrais pas un seul mis à part les alevins que mon leurre fera s’éparpiller lors de son passage entre les goémons.

Le 20/07/2016

Aujourd’hui nous avions envisagé une balade sur la journée. Mais c’est le tonnerre suivi de la pluie qui tombe sur la toile qui m’a sorti de mon sommeil. Autant vous dire que la sortie est compromise. Je me lève tout de même et m’installe sur la terrasse, ainsi je peux scruter le ciel en buvant mon café. Je consulte à tout hasard les sites de prévisions météorologiques, ils n’avaient pas prévu cet épisode électrique. Je crois qu’il va falloir improviser autre chose aujourd’hui…

Nous passerons donc la matinée à scruter le ciel tout en vacant à des occupations variées telles que la lecture, internet, contempler l’horizon…. Bref tout ce que l’on peut faire en vacances quand le temps ne s’y prête pas.

En fin de matinée le temps est toujours gris mais il tend à l’amélioration et il n’a pas plu depuis un bon bout de temps maintenant. Nous décidons donc de manger tôt et d’aller flâner l’après midi sur l’ile aux Moines.

Il est donc à peine 13h00 lorsque nous embarquons sur le bateau navette, et vogue la galère, matelot cap droit sur l’ile aux moines !!!!!

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La traversée est très courte, 3 minutes tout au plus !!!! en fait le bateau passe plus de temps à manœuvrer qu’à naviguer. Mais qu’importe cela n’en reste pas moins une ile.

A peine débarqué, une chose me surprend. Il y a moult remorques à vélos de stationnées près du port !!!! Je comprendrais très vite pourquoi !!!!

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Depuis que j’ai une hanche toute neuve je n’ai plus peur de la marche, elle ne me fait plus souffrir, et je dirais même qu’aujourd’hui je rattrape le temps perdu à ne pas beaucoup marcher. Du coup nous empruntons le chemin côtier et direction la pointe du Trech. L’atmosphère sur l’ile est très douce est agréable. Il n’y a pratiquement pas de voitures, il faut dire que les routes sont très étroites, peu de vélomoteurs ou autre motos. Presque tout le monde circule à pieds ou en vélo. On peut remarquer aux jardins que le climat doit être adouci lui aussi par la masse d’eau qui entoure cette terre. Ils ne doivent pas connaitre de gelées ici. Rhododendrons, palmiers, mimosas ornent les pourtours des maisons. Nous arrivons à la pointe, la vue est superbe sur la pointe d’Arradon (ou je pêche le matin) et sur le fond du Golf qui vu d’ici semble immense. Nous nous posons quelques instants pour profiter de ce paysage et reprenons notre route par le chemin côtier. Nous le suivrons jusqu’à un petit port dans l’anse de Guéric sur la côte est de l’ile. Cette côte est fortement pourvue d’installations ostréicoles. La marée étant basse les tables supportant les poches d’huitres sont visibles au dessus de l’eau.

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Ayant déjà fait un grand tour sur ce chemin côtier, nous décidons de le quitter pour rentrer un peu dans le village et même aller voir en son centre. Les demeures sont très jolies et certaines d’entre elles très typiques.

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Et nous empruntons des rues très étroites qui montent et qui descendent au travers de ces habitations sans pour autant perdre la mer de vue.

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Il n’est pas très tard, et en plus nous avons tout notre temps car la dernière navette pour le retour est à 22h00. Mais bon, sans aller jusque là, nous avons encore le temps et du peps dans les jambes pour continuer notre exploration. Nous nous dirigeons donc vers un site de vestiges mégalithiques. La majeur partie des menhirs sont encore présents et bien debout en arc de cercle avec une petite butte au milieu. Cela ressemble à un lieu de culte, mais ce n’est pas vraiment défini par les spécialistes. Toujours est-il que je trouve qu’il y règne une ambiance mystique dans ce lieu, et j’aime ce genre d’ambiance.

En sortant de ce lieu si nous continuons notre chemin nous nous dirigerions vers la pointe de Nioul. Pour y parvenir il y a une route unique qui ne semble pas beaucoup bordée d’habitation. En quelques sorte c’est la partie de l’ile la moins peuplée. Du coup une échoppe qui se trouve sur le bord de cette route en sortant du village arbore avec humour cette pancarte.

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Nous renonçons à explorer cette partie de l’ile aujourd’hui et rebroussons chemin en allant chercher le chemin côtier du côté est pour remonter vers notre embarcadère. Ce faisant nous pouvons contempler de jolis paysages en contre bas.

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Nous arrivons devant les embarcadères. Le front de mer est bardé de bars et autres petits magasins de souvenirs. Nous nous attablons en terrasse de l’une de ces tavernes pour nous désaltérer et récupérer un peu des calories que nous avons brulées.

En bon Roots qui se respecte, j’ai emmené une canne avec moi !!!! C’est une ultra light au cas ou !!! et justement en attendant notre navette un spot se prête bien à cette pêche. J’y tremperais deux, trois petits leurres souples. Mais la seule chose que je monterais sur le quai sera un petit crabe qui attrapera mon imitation de vers par une pince !!!! Mon épouse, au loin sur un banc immortalisera cette session avec son smartphone.

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La navette arrive et il est temps pour nous de rembarquer pour traverser la petite bande de mer qui nous sépare du continent. Nous sommes arrivés en fanfare à Port Blanc !!!! Il y a un petit marché qui s’est installé sur le quai, et un groupe d’une quinzaine de musiciens joue en marchant telle une fanfare des musiques Bretonnes. Binious et bombardes résonnent dans nos oreilles alors que nous rejoignons notre voiture pour rentrer au camping.

Il est tard mais j’ai tout de même trouvé le temps de charger le matériel dans la voiture, puis de la garer sur le parking à l’extérieur du camping. Signe que demain matin j’essayerai de me lever tôt pour aller taquiner maitre Labrax ou autre si affinité !!!!

Le 21/01/2016

Oh ben, il n’a pas fallu me bercer hier soir, la balade de l’après midi s’en est chargée. Du coup ce matin à 5h00 lorsque mon réveil a sonné, j’avais l’oreiller plat comme une galette Bretonne tellement j’ai écrasé cette nuit !!!! Et ce sommeil fut tellement réparateur que je suis en pleine forme ce matin. Ca tombe bien car je m’en vais découvrir les nouveaux spots que l’on m’a indiqué. J’ai un peu de route pour y aller car en fait je vais pêcher l’océan et il me faut contourner le golfe par le sud. Je ne traine donc pas pour me rendre à la voiture. Toutefois en chemin je ferais une rencontre bien sympathique, pour une fois ce n’est pas un lapin mais un très mignon petit hérisson qui se balade dans l’herbe du camping.

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Après avoir profité de ce joli moment avec cette petite créature me voilà de nouveau en route. Mon GPS m’indique 40 minutes de route pour atteindre le premier spot. En fait comme je ne les connais pas encore, je n’ai eu que des renseignements sur leurs lieux, le moment favorable pour les pêcher ainsi que les techniques et leurres à employer. Alors j’ai choisi de faire d’abord le moins loin pour ensuite s’il ne me convient pas faire les suivants. Le meilleur moment pour pêcher ces spots est semble t’il les trois premières heures de la descendante. La marée haute est à 6h30 ce matin, c’est justement l’heure à laquelle j’arrive sur mon premier objectif.

Waoouhhh !!!! C’est superbe, c’est grandiose, c’est magnifique, ce sont d’énormes épis rocheux qui s’avancent en mer et qui la surplombent d’une bonne dizaine de mètres. Les vagues viennent déferler dans des veines que la mer a creusé au fil du temps, des millénaires même je pense car ici ce n’est pas de la craie mais bien du granit.

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Le hic c’est comment descendre sans se casser la figure et pouvoir pêcher correctement !!! Je cherche un passage mais il est à chaque fois trop scabreux à mes yeux pour m’y aventurer. Il y a bien un endroit mais je ne vois pas en bas comment je pourrais m’installer pour pêcher.  Après en avoir fait le tour je décide de ne pas m’attarder et de repartir direct vers le spot suivant. Un coup de fil à mon retour de pêche au collègue de Roots Fishing qui m’a donné ces spots m’indiquera que je suis passé tout près de là où il fallait descendre. Mais comme je ne voyais pas en bas je ne suis pas descendu et j’aurais du !!!! Pas grave maintenant je le sais pour une prochaine fois….

J’ai donc repris la route vers un second spot un peu plus loin que l’on m’a donné. En chemin je m’arrêterais pour voir un lieu qui sur la carte me semblait propice, mais qui en réel ne l’est pas. Il me faut quinze minutes pour atteindre ce second endroit. Je sais que je perds du temps de pêche mais tant pis, aujourd’hui je découvre. J’arrive sur un parking et il faut continuer à pieds par des chemins de randonnées. Je m’aventure dans cette friche très haute dans laquelle a été ouvert des chemins. Tellement de chemins que l’on s’y perd et on a aucune vue sur l’horizon !!!! D’instinct j’essaye de me diriger constamment vers la côte. Je finis par y parvenir, je vois enfin de nouveau la mer devant moi. Il me faut faire un premier choix, droite ou gauche !!!! Je choisis la gauche. Il s’agit du même genre d’endroit que le premier mais beaucoup moins haut et les rochers d’en bas semblent plus accessibles à certains endroits. Par contre une clôture me sépare d’eux, un peu comme sur certains sites pour protéger la flore locale. Je me refuse à franchir cette clôture et du coup au bout d’un certain temps je décide de faire demi tour pour explorer le côté droit que je n’avais pas choisi en premier !!! Au bout d’une centaine de mètres la clôture s’arrête, j’aperçois deux sapins pas loin, je me souviens que le collègue m’avait parlé de ces deux conifères. Il faut passer entre deux et ensuite descendre sur des rochers qui forment des plateformes au dessus du niveau de la mer. Je m’y aventure et ses dires se confirment. Je descends au plus bas par rapport au niveau actuel de l’eau car la mer a commencé à descendre. J’ai devant moi au large deux bateaux qui sont en action de pêche, et des filets qui sont posés, je trouve que cela est un bon présage. La dérive des bateaux m’indique qu’il y a un joli courant qui passe par ici. Je m’installe et je monte mon matériel. Ne connaissant pas le fond et l’eau étant hyper claire je pêcherais ce matin au leurre de surface. Il me reste deux heures à peigner et espérer piquer un poisson. J’en ferais bouger beaucoup et rapidement même. Beaucoup d’orphies que l’on reconnait car bien souvent elle sortent hors de l’eau lorsqu’elles attaquent les stickbaits, mais aussi des bars qui eux ne sortent pas mais font de gros remous à la surface. J’en ferais bouger un gros aussi je pense car je me suis pris une sacré cartouche sur son attaque et le remous qui l’accompagnait, étaient digne d’un joli poisson.

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Mais malheureusement je n’en piquerais pas un seul !!!!

La chaleur est de retour. Nous n’avons rien de prévu cet après midi mis à part la farniente. Je propose à mon épouse de pratiquer cette activité dans un joli coin un peu frais. A l’ombre au bord de l’eau en fait. Elle trouve l’idée très bonne, du coup nous embarquons nos chaises longues, son livre, de quoi boire et grignoter, et…………………………………………………….mon matériel de surfcasting !!!!

Nous nous installerons dans un bras du golfe à « Le Bono ». Ce n’est pas très large mais suffisamment profond pour être toujours en eau même à marée basse, et je compte faire la montante. Je ne pêcherais pas loin de la berge car des bateaux sont stationnés et d’autres passent. De plus au milieu il y a un courant de fou lors des marées. Je poserais donc mes lignes en bordure de ce courant. A quinze heures nous sommes en place et ça pêche !!!!

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Les allers et venues des promeneurs sur le genre de chemin de halage, ceux des bateaux devant nous, des gens en barques qui quittent ou regagnent leurs bateaux, occuperont mon regard durant toute l’après midi. Bien sûr de temps à autre je regarderais le scion de mes cannes pour voir si quelque chose mort à l’hameçon. J’ai esché mes lignes de morceaux de sèche et de vers. Sur une canne la sèche est sur le trainard et sur l’autre je l’ai mise sur la potence supérieure. A deux reprises je me ferais bouffer mes appâts sans voir la moindre touche !!! Pour les vers je veux bien le croire mais pour la sèche je suis abasourdi !!!! C’est une chaire dure et élastique, comment un poisson si petit soit il ait pu me subtiliser cet appât sans que je m’en aperçoive !!!!! Enfin l’avantage de pêcher avec des morceaux de sèche c’est que l’on rentre avec les mains qui sentent le poisson, même quand on en a pas pris. Ce qui est mon cas cet après midi.

Cette session a passé super vite et l’heure est déjà bien avancée lorsque nous rentrons au camp. Il me faut encore préparer mon matériel pour demain matin, car je retourne prendre ma revanche sur le spot ou j’ai manqué tant de poisson aujourd’hui. Remettre la voiture au parking et enfin faire une petite balade romantique avec ma dulcinée…..

Le 22/07/2016

Hier soir en guise de promenade romantique avec ma dulcinée, nous sommes allés aux poubelles !!!! Ben oui il faut bien que ça se fasse, et en plus je n’étais pas le seul, trois autres hommes y avaient emmené leurs épouses. Par contre une dame est venue seule, je pense que son mari manque de romantisme…..

Ce matin j’avais rendez vous avec sir Labrax, Je me suis donc levé tôt pour m’y rendre durant les trois premières heures de descendante. La marée haute était à 7h15 et j’ai un peu de route pour me rendre sur le spot. Je suis retourné là ou hier j’ai fait bouger pas mal de fish sans parvenir à les piquer. Il y avait un joli courant qui s’était formé et avait déclenché un pic d’activité. Malgré tous ces loupés je me suis bien amusé hier et je n’ai pas vu le temps passé.

Malheureusement ce matin sir Labrax m’a posé un lapin !!!! Il n’est pas venu à mon rendez vous !!! Même pas les orphies, rien de rien, aucune activité. Les cormorans qui hier ont trainés sur la zone, aujourd’hui ne faisaient que passer !!!! C’est hallucinant le contraste qu’il peut y avoir du jour au lendemain sur le même endroit. Ce matin je n’ai pas vu de courant s’établir réellement, ou alors très faiblement. Quel est le facteur qui rentre en compte dans ce genre de situation ? La pression atmosphérique ? la température de l’eau à cet endroit ? l’heure de la marée ? le coefficient de la marée ? Hier ce dernier était de 88 et aujourd’hui de 91 on ne peut pas vraiment dire qu’il y ait une différence !!!

Quand je suis arrivé, il y avait un pêcheur de surfcasting qui se garait sur le parking. A mon départ trois heures plus tard, il était déjà reparti. Avait il fait sa pêche ? Non je pense simplement qu’il a compris plus vite que moi qu’aujourd’hui était un jour sans, sur ce lieu.

Bref j’ai encore beaucoup de choses à apprendre sur la pêche en mer, et en eaux douces aussi !!!! La pêche nous réserve souvent des surprises, des bonnes et des moins bonnes, mais elle nous propose toujours de très jolis moments, même de doutes !!!!. Et de très jolis lieux de pêche.

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Je peignerais tout de même le spot durant trois heures, en essayant diverses techniques et leurres. Mais non le poisson n’était pas là. Je ne vais pas baisser les bras pour autant. J’ai regardé les horaires des marées des prochains jours et les coefficients. Je vais laisser ce spot un peu de coté pour me rabattre sur celui d’Arradon qui est pêchable à la montante.

Comme cela fait deux jours de suite que je me lève à 5h00, sur les conseils avisés de mon épouse, je me suis fait une bonne sieste après le repas. En fait je me suis allongé pour quelques instants au même moment que tous les mômes des toiles avoisinantes. Et je me suis réveillé alors que ces même mômes étaient déjà à la plage !!!! Bref j’ai bien récupérer et c’est frais dispo que nous sommes allés faire un coup du soir au supermarché pour le dernier approvisionnement du séjour.

Aujourd’hui je voulais aussi vous parler d’une espèce que j’appelle les tournesols. Il y en a pas mal ici, même si c’est plus dans le sud que l’on remarque la plus grande densité. Les tournesols sont les personnes qui après s’être bardées de crème, s’installent dans une chaise longue, ferment les yeux, et restent immobile, un peu comme des iguanes !!!! Je les appellent les tournesols car ici j’ai remarqué que de temps à autre ils sentaient que la terre avait tourné et que le soleil n’était plus tout à fait orienté face à eux. Alors à ce moment ils se meuvent pour repositionner leurs chaises longues bien face au soleil !!!! La nature humaine m’épatera toujours ……

Le 23/07/2016

Voilà, nous sommes déjà samedi. Ici nous perdons un peu la notion du temps mais il passe très vite tout de même, trop vite même !!!! Comme c’est le weekend, il va y avoir beaucoup de monde sur et au bord de l’eau, je n’ai donc pas prévu de session sur ces deux jours de repos pour les travailleurs. Enfin pour certains car n’oublions pas qu’il y en a beaucoup qui bosse ces jours là pour le plaisir des autres…. Bon revenons à nos moutons car là je m’égare !!!!

Donc pas de réveil ce matin, pourtant je suis l’un des premiers debout dans mon secteur du camping. Je m’installe sur la terrasse et je bois mon café en contemplant au loin le golfe. Le camp s’éveille doucement, les oiseaux gazouillent et le bébé du mobilhome d’à coté aussi !!!! Le temps est couvert mais doux et il n’y a pas de vent. C’est encore une belle journée qui s’annonce ici.

Nous décidons d’aller ce matin, avant que le soleil ne nous cuise, faire un tour à pieds à Port Blanc. Pour y parvenir nous emprunterons le sentier côtier. Port Blanc est beaucoup plus près que nous l’imaginions, du coup nous continuons de longer le golfe jusqu’à la base nautique dans la baie de Kergonan. L’aller et retour nous fera faire pas loin de cinq kilomètres !!!! Pas mal pour un réveil musculaire !!!! Il faut dire que nous ne les voyons pas passer tellement les paysages sont beaux.

Sur le sentier nous avons trouvé deux arbres très curieux, ils semblent avoir poussé en tire bouchon !!! Est ce le vent qui les a fait grandir de la sorte ?

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Depuis notre arrivée ici j’ai remarqué de drôles de choses sur certains bateaux. Ce sont des genres de grands anémomètres qui tournent dans le vent. Je ne voyais vraiment pas à quoi cela leur servait, d’autant plus que tous les bateaux n’en sont pas équipés. J’ai compris ce matin que c’était pour effaroucher les mouettes afin d’éviter trop de désagrément sur le pont des bateaux. Force est de constater sur la photo suivante que cela n’est pas forcément efficace !!!!! (désolé c’est un peu en contre jour)

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Le golfe est bordé de très jolies propriétés. Certes on y trouve des maisons de type villas des années soixante dix, des cubes à toits plats. Mais aussi des maisons traditionnelles dont certaines sont des anciennes demeures joliment restaurées. Il y en a des petites, style anciennes maisons de pêcheurs.

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Et de très grande, style maison d’armateurs, qui surplombent le golfe offrant à leurs habitants une vue imprenable sur cette petite mer intérieure.

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La simple balade sur ce sentier nous offre elle aussi de superbes vues du golfe.

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Mais c’est marrant comme nous pêcheurs ne regardons pas ces choses de la même façon. Au détour du chemin j’aperçois un rocher accessible qui permettrait de pêcher la bordure du courant entre Port Blanc et l’Ile aux Moines. Je fais remarquer à mon épouse que ce doit être un bon spot. Elle me répondit par un sourire qui en disait long sur ma façon de voir ce paysage !!!! Elle a raison car en fait tout au long du chemin j’observais entre les touffes de goémons si je ne voyais pas un bar en maraude. Le chemin surplombe parfois le golfe et les lunettes polarisantes sont très efficaces dans cette configuration.

Pour en revenir aux courants qu’il y a ici, c’est la première fois que je vois cela. Il y en a entre chaque ile au grès des marées. Celui devant Port Blanc ne doit s’arrêter qu’à l’étale pour repartir dans l’autre sens dés l’inversion de la marée.

Lorsque nous avons rebroussé chemin pour retourner vers le camping, au lieu ou j’avais vu un bon spot en bordure de courant, un second s’était créé perpendiculaire au premier. Dix minutes plus tôt il n’était pas présent !!!!

Port Blanc est vraiment un petit port de plaisance qui vit au rythme des navettes vers l’Ile aux Moines.

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Il y a tout de même un bar restaurant qui se nomme la vigie. Il surplombe un peu le port. La vue depuis la terrasse est jolie et vivante.

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Il y a pire comme vue non ? D’ailleurs nous en avons profité ce matin, ou devrais je dire ce midi, car nous nous y sommes arrêté pour nous désaltérer sur le chemin du retour. A votre santé !!!!

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Les premières heures de l’après midi, en particulier après un bon repas comme on en fait ici, il fait trop chaud pour se bouger. Je dirais même que je ne me meut pas à ces heures là !!!! La lecture en chaise longue bien au frais, à l’ombre est une occupation très saine pour occuper le temps est attendre que la chaleur deviens plus « supportable ».

Ce n’est donc qu’en fin d’après midi que nous vient l’idée d’aller visiter la Trinité sur mer. Haut lieu de la voile Française. Nous y sommes rapidement malgré le détour du golfe que nous devons faire, car à vol d’oiseaux je dirais que c’est juste en face. Nous trouvons une place de stationnement, mais il y a beaucoup de monde !!!! Le front de mer est un immense port de plaisance, je n’en ai jamais vu d’aussi grand. Je n’ai pas assez de mes deux yeux pour regarder tous ces bateaux amarrés. Nous remontons tout le quai et en bout se prépare une fête organisé par la SNSM, avec une scène pour un groupe de chants de marins qui est en train de s’installer et des tables dressées devant pour déguster les grillades ou autres moules frites que les bénévoles ont préparé. Plus tard en repassant par là nous croiserons un groupe de danse folklorique qui s’y rendait. Il est trop tôt pour que nous nous y attardons, nous continuons donc notre chemin et nous arrivons sur le ponton des géants. Les formules 1 des mers qui sont amarrés, et à chaque bateau, sur le quai, un panneau décrit les caractéristiques du bateau, le nom et le palmarès du skippeur. Ils sont énorme, c’est la première fois que je les vois en vrais de si près et ils m’impressionnent. Je pense que je ne regarderais plus les images des courses au large de la même façon après cette rencontre. Sur l’un des panneaux de présentation on peut voir une photo du trimaran en équilibre sur un seul flotteur, j’ai vraiment du mal à imaginer ce bateau dans cette position.

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Après avoir fait le tour des bateaux nous avons remonté la rue, mais coté commerces. Il y a des bars, des magasins de souvenirs, des boutiques de vêtements, enfin tout ce que l’on peut rencontrer sur le front de mer d’une station balnéaire. Il y a donc aussi des marchands de glaces, et je n’ai pas put résister !!!!

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Mais détrompez vous, la Trinité sur mer n’est pas une station balnéaire bétonnée avec des appartements de partout, car dès que l’on sort de ce front de mer on se retrouve dans un petit village de pêcheurs où les rues ne sont pas suffisamment larges pour se croiser en voiture. Du coup tout est en sens unique. Il y a peu de monde dans le village et le contraste est saisissant mais charmant en même temps. Je pense que nous reviendrons un jour ici pour approfondir notre visite car aujourd’hui nous ne pouvons parcourir ces rues que de façon superficielle et en voiture, ce qui n’est pas l’idéal.

De retour au camping j’ai chargé la voiture avec mon matériel de pêche et je suis allé la garer au parking extérieur car demain matin en fin de compte j’ai une marée montante qui m’attend. Décidément on ne se refait pas …….

Le 24/07/2016

Ma tente est retirée des allées principales du camping. De ce fait je ne suis pas pollué par l’éclairage urbain. Et ce matin c’est un joli clair de lune qui me fait une douce lueur sur la terrasse pour déguster mon café. Comme vous pouvez le deviner, il est très tôt, cinq heure exactement. Ce matin je vais aller faire les quatre dernières heures de la marée montante sur la pointe d’Arradon. En chemin vers ma voiture je croiserais de nouveau le petit hérisson de l’autre jour. Puis sur la route en voiture, une multitude de petits lapins, tous plus téméraires les uns que les autres. Ils traversent la chaussée, s’arrêtent en plein milieu pour finir par détaler vers le bas coté au dernier moment !!!! Lorsque j’arrive à destination c’est encore la pénombre. Je monte mon matériel en m’éclairant de ma lampe frontale. Là où je suis garé je surplombe le golfe, et je peux déjà entendre des poissons sauter non loin de la bordure. Je descends à pieds vers la pointe. La mer est encore suffisamment basse pour que le bout du musoir soit hors d’eau. Par contre ce n’est pas la même chaleur que la journée, il pelle ici la nuit !!!! La marée monte depuis deux heures déjà, il y a des courants de fou. J’entends l’eau qui court comme une petite rivière de montagne. En face de moi, les bateaux au mouillage sont tous orientés dans la même direction, la proue face au courant tels des drapeaux dans le vent. A l’endroit où je pêche il y a deux courants qui se rejoignent et qui du coup s’annulent. Cela forme une zone de calme, pas énormément grande mais suffisante pour y passer du temps.

Je ne vois pas encore beaucoup d’activité, et pourtant je n’attendrais pas une demi heure pour avoir ma première attaque au leurre de surface. Une attaque bizarre, toute en lenteur. On aurait dit un poisson qui marsouiner en prenant mon leurre. Du coup je n’ai pas pris de grosse châtaigne dans le poignet et je manquerais ce poisson par un ferrage sûrement trop tardif.

Quelques minutes plus tard je vois un joli bar chasser en bordure dans le goémon pas très loin de moi. Illico je monte un leurre souple de type finesse, je m’approche du lieu tel un apache, et je lance mon leurre un peu au delà de l’endroit ou je pense que le poisson se situe. Mon leurre est plombé en trois grammes et demi mais il ne met pas longtemps à atteindre le fond. Je le laisse immobile une bonne trentaine de secondes, puis je l’anime très faiblement par des petits tressautements de la pointe de ma canne. Mais sans réussir à décider ce spécimen. Je renouvellerais cette tactique plusieurs fois en lançant à différents endroits de la zone mais sans plus de succès.

Je m’en retourne donc déçu à mon musoir. Je teste différents leurres qui travaillent sur différentes profondeurs et vibrations. Il me faudra attendre les deux dernières heures de la marée montante pour commencer à réellement voir de l’activité devant moi. Un gros banc d’alevins est venu se blottir à l’abri dans la zone de calme. Je peux voir l’eau crépiter en surface, révélant leur présence en grand nombre. Puis de temps à autre la boule éclate suite à la chasse d’un prédateur qui vient du dessous. Ce dernier ne montera jamais en surface et ne dévoilera donc pas sont identité mais je parierais bien sur un bar.

J’essaye de pêcher plus creux pour aller les aguicher près du fond. Mais ils ne veulent pas de mes leurres. J’en utilise d’autres qui passent dans la boule d’alevins faisant jouer la concurrence alimentaire et en créant moi même des chasses. Mais rien de mieux. La certes faible quantité de leurres que j’ai emmené va y passer pour les tenter mais ils n’y parviendront pas. Le plus petit leurre que j’ai est un jig de cinq centimètres et mes leurres souples sont des quatre pouces. Aujourd’hui les bars chassent dans des alevins de trois centimètres, je ne suis donc pas équipé pour réussir à en leurrer un.

L’étale de haute mer approche, je remballe mon matériel et je rentre au camping. Aujourd’hui j’ai encore appris quelque chose au bord de l’eau. Même si je m’étais déjà fait avoir une fois en pêchant le sandre en Seine. Il m’avait fallu descendre jusqu’à trois pouces en taille de leurres pour commencer à en piquer alors que j’avais commencé ma session en cinq pouces. Je sais aujourd’hui qu’à la pêche au bar cette règle peut aussi s’appliquer. Même si aujourd’hui je n’ai pas pu le valider, je suis persuadé qu’il m’aurait fallu des plus petits leurres pour les piquer.

En fin de session je trouve que mes moulinets accrochent un peu. Pourtant je les rince après chaque sortie, mais il est vrai qu’il y a bien longtemps que je ne les ai pas entretenu. Donc sur la route du retour je m’arrêterais acheter de la graisse et de l’huile légère et cet après midi, après une bonne sieste, je m’attèlerais à l’entretien de mes moulins.

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Aujourd’hui, dimanche, est un jour d’arrivées. Il y a donc des nouvelles têtes qui circulent dans les allées du camping. Ce soir c’est la traditionnelle réunion d’information. Nous y sommes allé au cas ou. Mais à la vue du programme proposé nous continuerons avec mon épouse à mener notre petite vie à part.

Le 25/07/2016

Nous aujourd’hui nous avons prévu une sortie sur la journée. Cela fait plusieurs jours que l’on y pense et que nous la préparons. Il s’agit de visiter l’ile d’Arz en parcourant le sentier côtier qui en fait le tour. Nous prévoyons aussi de sortir de temps à autre du sentier pour aller visiter le village qui se trouve sur cette ile. Nous partons jusqu’à Vannes pour prendre le bateau. Il y en a un qui part de Port Blanc mais un seul le matin et un seul le soir. Ne voulant pas être tenu par les horaires nous avons pris l’option du bateau bus de Vannes qui lui traverse toute les demi heures jusqu’à 22h00. C’est donc fardés de nos sacs à dos que nous embarquons à dix heures trente sur un petit bateau d’une cinquantaine de places. Il met trente minutes pour traverser car il fait une escale à Séné. Et à onze heures nous voilà sur l’ile pour débuter notre exploration.

Nous débutons par la côte nord-ouest de l’ile afin d’essayer de profiter un temps soit peu de l’ombre car le soleil cogne. Nous ferons la côte sud-est cet après midi lorsque le soleil aura basculé.

C’est une ile charmante, très différente de l’ile aux Moines. Celle ci est beaucoup plus sauvage et moins arborée. La nature a plus ses droits en ce lieu ainsi la mer et le vent ont fait de cette ile ce qu’elle est aujourd’hui. Du coté nord-ouest on y trouve de jolies plages de sable alors que du coté sud-est c’est plus rocailleux. On peut y voir des paysages très différents comme des marais, ou encore d’immenses estrans vaseux, et aussi un joli petit cœur de village aux rues étroites. Nous avons d’ailleurs fait une halte gastronomique dans la crêperie du village. Elle fut très agréable et pas pour autant assommante d’un point de vue tarif. J’ai pris beaucoup de photos pendant cette balade car beaucoup de vues et d’angles de vue m’ont plu. Alors plutôt que de long discours place aux images….

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Ce soir je suis rincé de chez rincé. Nous avons marché plus de neuf kilomètres et ce n’est vraiment pas dans mes habitudes !!!! Je crois que la nuit sera bonne et le sommeil lourd.

Le 26/07/2016

 Après cette jolie balade hier, j’avais envie d’aller en découdre avec ce poisson mystérieux qui chasse dans les alevins à la pointe d’Arradon. Je ne me lève pas aussi tôt que les jours précédents car la pleine mer n’est qu’à 12h13. Les horaires de marée cette semaine ne sont pas terribles pour la pêche du bord. Je pense qu’il vaut mieux pêcher très tôt le matin pour éviter toute la nuisance de l’activité touristique. Mais on a pas le choix il faut faire avec la lune !!!! Ce matin je pars donc alors que le jour est déjà levé. Du coup pas de rencontre sympathique avec mon ami le hérisson ni avec les lapins téméraires. Par contre le soleil levant me pique les yeux au travers du pare brise.

Je prends donc tout mon temps ce matin. Et dans mon matériel j’ai emmené des petits leurres de deux et trois pouces ainsi que ma canne ultra légère pour les propulser. Il n’y a encore personne lorsque j’arrive sur place et je peux donc m’installer là ou j’en ai l’habitude. Il y a un petit vent frais ce matin qui souffle face à moi, cela ne va pas faciliter ma pêche en ultra léger. Je débute ma pêche comme d’habitude au leurre de surface. Je ne vois pas encore d’activité, je peigne donc minutieusement le poste à la recherche du prédateur à l’affût.

Au loin je vois une chasse d’orphie mais elle est très éloignée du musoir où je me trouve. On m’a conseillé de les pêcher à la mitraillette avec des plumes blanches. J’en ai justement emmené avec moi. J’en monte donc une, et en guise de lest je monte un jig de trente grammes. Cela me permet de propulser mon montage à des distances raisonnables et aussi de pêcher un peu plus creux. Les quinze minutes durant lesquelles j’animerais cette mitraillette ne seront pas prolifiques.

Je commence à voir de l’animation d’alevins en surface, comme la dernière fois que je suis venu. Je passe donc en ultra léger et je monte un leurre souple de trois pouces. J’essaye d’animer ce leurre lentement dans le courant en le gardant au dessus des goémons qui tapissent le fond.  C’est avec cette technique que je commence à me prendre des tapes mais sans parvenir à ferrer le moindre poisson. Je me dit qu’ils doivent attaquer mon leurre par la queue. Je cherche donc dans le peu de matériel que j’ai emmené une tête plombée avec un hameçon plus long. J’en trouve un modèle et je la monte. La tape suivante ne sera pas plus prolifique, mais en remontant j’ai bien la preuve que l’attaque se réalise par l’arrière de mon leurre.

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Je me dis que je vais essayer en deux pouces. Mais malheureusement je n’ai pas le même coloris que celui qui m’a permis d’avoir des touches dans la taille du dessus. Je testerais différentes combinaisons de couleurs de leurres et de tête plombée. Mais sans succès.

Un pêcheur en surfcasting qui s’est installé non loin de moi en contre bas me fera remarquer que c’est calme ce matin. Je lui répondis que oui, même si de mon coté j’ai de l’activité mais je n’arrive pas à concrétiser.

Midi approche. Il y a de plus en plus de passage derrière moi et de bateau qui passent pas loin du spot. Je replis le matériel en ayant déjà en tête les emplettes que je vais aller faire cet après midi pour tenter d’améliorer mes montages, et enfin finir par piquer l’un de ses mystérieux prédateurs qui occupent le spot que je pêche.

A défaut de toucher du poisson ce matin et puisque je venais sur Vannes cet après midi pour faire des emplettes pêche, nous en avons profité pour faire une petite visite à l’aquarium qui s’y trouve. Petite est bien le mot, la visite n’a durée que quarante minutes !!!! Il y a pas mal d’aquarium mais peu de choses dedans et pas en très bon état de propreté. Bref j’ai déjà visité beaucoup mieux comme aquarium et je ne conseillerais pas celui ci. Nous avons tout de même pris du plaisir à voir la nage des tortues géantes. Même si nous pensions qu’elles seraient bien mieux dans leur habitat naturel, nous avons craquer sur leur grâce.

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Par ailleurs j’ai pu aussi prendre en photo des bars !!!! Par contre ils étaient sept ou huit énormes bars dans un bac que je juge trop petit pour eux.

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Comme cette visite a été plus rapide que prévue, nous décidons de nous arrêter sur la route du retour pour faire une petite balade à pieds sur la pointe d’Arrandon où je pêche le matin. C’est marée basse et le paysage doit être bien différent que ce que j’ai l’habitude de voir. J’en profite pour acheter un en cas dans une pâtisserie du village et je le dégusterai assis sur un rocher face à la mer…

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Puis de retour au camping j’ai affiné des montages pour une prochaine session.

Le 27/07/2016

La fin du séjour ici dans le golfe du Morbihan approche à grands pas, et les horaires des marées pour cette dernière semaine ne sont pas des plus sympathiques. Je compte donc essayer de profiter de chaque créneau qui s’offre à moi pour en apprendre un peu plus sur cette pêche au leurre du bord en eaux salées. Aujourd’hui la marée haute à Arradon tombe à l’heure où nous avons pour habitude de nous attabler lorsque nous sommes en vacances, c’est à dire environ 13h00. Celle au second spot est à 11h30 donc pas tellement mieux car sur ce lieu il faut pêcher les heures qui suivent la marée haute !!!! Bref mon choix n’est pas simple à faire ce matin. Je prends l’option de faire les dernières heures de montantes sur la pointe d’Arradon et nous déjeunerons un petit peu plus tard.

Je débute ma pêche sur le coup de neuf heures. Le temps est gris et j’ai un vent assez fort en pleine face. Il y a beaucoup de courant encore aujourd’hui malgré le coefficient de marée en baisse. Il n’est que de soixante deux ce matin. J’ai préparé des montages pour tenter de piquer les poissons qui me narguent ici depuis plusieurs jours. Mais je dois les propulser avec mon ultra light et avec ce vent de face la tâche est rendue très difficile. Je peigne donc le spot au leurre de surface pour tenter de faire monter un poisson. Mais je ne vois aucune activité en surface et les oiseaux marins aujourd’hui ne s’arrêtent pas pour piquer un ou deux alevins qu’ils peuvent voir depuis là haut. Au bout de trente minutes de pêche il se met à pleuvoir un de ces crachins Bretons qui vous mouillent sans que vous vous en aperceviez. Je ne me suis pas équipé pour la pluie et les lunettes finissent vite par être trempées au point que je ne vois plus rien de clair !!!! Je décide de rebrousser chemin jusqu’au camping et de réfléchir en route sur la suite à donner. A savoir est ce que je reviens ou pas !!!!

La pluie continuera de tomber tout le long de la route qui m’amène au camping. Je me dis que c’est dommage de ne pas avoir prévu. Le temps que je me change et que je retourne sur le spot, la marée haute sera toute proche. Du coup une idée me vient en tête, et si j’allais faire les trois premières heures de la descendante sur mon second lieu de pêche. Même en passant me changer et en faisant la route j’ai juste le temps d’arriver pile poil à l’étale de haute mer. J’en fais la proposition à mon épouse qui va, comme toujours, dans mon sens. J’embarque avec moi de l’eau ainsi que des biscuits et je ferais une belle collation quand je rentrerais vers quinze heures trente.

La route passe vite, j’arrive sur le spot juste pour la marée haute. Ici aussi j’ai le vent de face mais ici je ne pêche pas en ultra light donc cela me gène beaucoup moins. Par contre ici c’est l’océan et il y a de la vague aujourd’hui. Elles viennent se fracasser sur les rochers, m’offrant un spectacle supplémentaire durant ma pêche. Le crachin a cessé. Je pêche au stickbait et au jig. J’alterne ces techniques toutes les quinze minutes environ pour ne pas me lasser. J’ai du mal à voir mon leurre de surface évoluer dans cette houle.

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Je l’aperçois dériver, signe qu’un courant s’est mis en place. A force de peigner le spot je parviendrais à piquer un petit bar. Ben oui, encore un petit !!!! mais bon il fait plaisir tout de même !!!!

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Le temps passe très vite lorsque l’on est en bord de mer, et quatorze trente sonne à mon smartphone m’indiquant qu’il est temps pour moi de rentrer au camping pour grignoter un morceau avec mon épouse. Je rassemble donc mon matériel puis j’escalade les rochers pour retourner vers ma voiture au travers des petits chemins de randonnées.

De retour au camping, après s’être restauré dignement, nous sommes descendus à Port Blanc par le sentier côtier pour y acheter les dernières cartes postales que nous comptons envoyer. Après cet achat nous nous sommes assis sur un banc qui fait face au courant qu’il y a entre Port Blanc et l’ile aux Moines. Il est puissant comme beaucoup de courant ici dans le golfe. Les bateaux ont du mal à le remonter, certains voiliers s’aident de leur moteur annexe. Les bateaux qui font les navettes vers l’ile aux Moines le coupent dans sa largeur. A ce moment ils se mettent en crabe et on peut entendre toute la puissance des gros moteurs diesel rugir pour ne pas trop dériver. Nous resterons assis assez longtemps, je ne saurais le dire car nous n’avons pas regardé l’heure. Mais on ne se lassait pas de ce spectacle.

Pourtant nous ne pouvions pas rester là toute la nuit !!!! Nous sommes alors rentrés par le même chemin que celui que nous avons emprunté pour descendre. Cette fois, la mer étaient suffisamment basse pour découvrir les tables sur lesquelles sont posées les poches d’huitres.

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Encore une journée qui s’achève ici à Larmor Baden. Ce soir, comme tous les soirs, je regarderais les horaires de marées et échafauderais peut être des plans de pêche pour demain…..

Le 28/07/2016

Super grasse matinée ce matin, pas de session de prévue aujourd’hui donc pas de réveil. Du coup un agréable partage du petit déjeuner avec mon épouse. Nous n’avons rien de prévu avant midi, alors ce matin c’est opération farniente. ça fait du bien aussi de temps en temps !!!!

Sinon ce midi nous sommes allés dans une crêperie que l’on nous avait conseillé. Elle est vraiment perdue dans la campagne, malgré tout il a beaucoup de monde et il est nécessaire de réserver si l’on veut être sûr d’y manger. C’est pour dire la réputation qu’ils se sont fait. Nous y étions allés en repérage ce weekend mais c’était complet, alors nous avons remis cela à ce midi. Nous y avons passé un super agréable moment. Le cadre est calme et joli. Le service est impeccable. Les plats sont succulents. Les prix sont légers. Bref cet établissement a tout pour plaire et je ne suis pas surpris de sa fréquentation si importante.

Puis pour digérer tout cela nous sommes allés faire une petite balade à pieds sur la pointe d’Arradon. Mon épouse ne l’avait jamais vu à marée haute c’était donc l’occasion.

Après chaque séjour en vacances nous aimons partager nos souvenirs avec nos proches qui eux sont restés chez eux. De plus nous leur ramenons toujours un petit quelque chose de la région dans laquelle nous avons séjourné pour qu’ils en profitent eux aussi un peu à leur tour. C’est donc à cela que nous nous sommes attachés dans l’après midi, le shopping à souvenirs !!!!

Sur la route du retour la pluie s’est mise à tomber, toujours ce genre de crachin qui du coup fait chuter la température ambiante. Et dire que ce midi nous mangions dehors sous une tonnelle !!! Nous occuperons donc notre fin journée à de la lecture et un peu de prospection sur internet !!!!

Au final une première journée de vacances banale mais que nous n’avons pas vu passé !!!!

Le 29/07/2016

Aujourd’hui c’est notre dernière journée de réelles vacances car demain il faudra penser à remballer pour repartir vers d’autres contrées. Ce matin aucun réveil n’a sonné car nous n’avons rien de particulier de prévu si ce n’est de profiter de la terrasse avec vue sur le golfe. Je lis très peu tout au long de l’année mais il m’arrive de le faire en vacances quand un livre me tente vraiment. C’est rarement le cas, je vous l’avoue mais ça arrive. Bien entendu je ne parle pas ici des revues halieutiques que je dévore en un rien de temps en début de mois, mais de romans ou autres essais. Cette année un livre m’a réellement tenté. Il s’agit de l’autobiographie d’un artiste dont j’ai été fan depuis mon adolescence. Je ne vais pas le nommer mais je pense que vous le reconnaitrez facilement !!!! Il a fait son retour (encore une fois) dernièrement au printemps et il fera une tournée cet hiver. J’ai d’ailleurs déjà mes places !!!! Poète anarchiste c’est une âme à fleur de peau. Je me retrouvais bien dans ces textes des années 70 qui me rappelaient mon enfance passée dans une barre de la banlieue Dunkerquoise. Bref j’ai acheté son livre et j’ai commencé à le lire ici en vacances. Après les deux premiers chapitres je dois bien avoué que je n’étais pas très entrain à m’y replonger. Mais je l’ai fait ce matin et ce fût un réel plaisir de découvrir ses ressentis par rapport à sa vie de famille et du monde qui l’entoure. Je crois que je vais le finir très rapidement car j’y prends maintenant beaucoup de plaisir.

La marée haute sur le spot de l’océan est à quatorze heures quinze. Nous déjeunons donc de bonne heure et je m’en vais faire ma dernière session de ce séjour durant les trois premières heures de la descendante. Je dois bien vous avouer que je fonde beaucoup d’espoir dans cette session. Non pas que je suis déçu de mes résultats ici, mais la pêche du bar depuis le bord n’est pas une chose facile. J’ai pu lire de ci de là que l’on ne fait pas de poissons tous les jours. Ce qui a été mon cas ici. Malgré tout, je trouve qu’avec trois bars sur le temps de pêche que j’ai passé, ce n’est pas si mal que cela pour le débutant que je suis. Par contre j’aimerais en piquer un maillé avant mon départ. Je ne demande pas un gros mais juste un maillé. Ceux que j’ai piqué jusqu’à lors ne faisaient qu’une trentaine de centimètres !!!! Un habitué qui pêche le golfe en bateau m’avait confirmé que l’on y faisait que des petits à cette époque. Et c’est aussi pour cela que je fonde mes espoir sur le spot de l’océan. La première fois que j’y suis venu je me suis pris une belle châtaigne. Je ne pense pas que ce soit un petit qui me l’ait faite !!!!

Je suis donc sur le spot à l’étale de haute mer. Je suis posé sur une pointe rocheuse et je pêche surtout mon coté droit car c’est là que va se créer un courant. J’alterne entre stickbait et jig, ce sont deux leurres qui me permettent de pêcher loin avec le matériel que j’ai qui est plus adapté à la pêche en bateau, qu’à celle du bord. De plus la mer est de nouveau bien agitée et j’ai un vent régulier de face. Cela ne me facilite pas les choses, ni pour lancer, ni pour voir mon stickbait évoluer.

La première heure ne donne rien et je l’avais déjà remarqué lorsque j’étais venu et que j’avais fait bouger pas mal de poissons ce n’était pas sur ce créneau. Je pense que je viens donc trop tôt, mais qu’importe, je suis si bien au bord de l’eau. Du coup, comme l’activité n’est pas encore au rendez vous, je m’octroie une pause vapotte !!!!

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Je reprends ma pêche avec ce repos bien mérité et j’entame la seconde heure de la descendante. Je peux percevoir un courant qui se crée devant moi. Alors que je viens de lancer mon stickbait, je vois une mouette voler en sur place au dessus de lui. Je m’attends à ce qu’elle plonge dessus pour s’en emparer. Il ne m’a pas fallu attendre bien longtemps pour qu’elle replie ses ailes et se laisse tomber sur mon leurre. Heureusement je la surveillais d’un œil et donnais un grand coup de ferrage pour écarter mon leurre avant qu’elle ne puisse s’en emparer.

Quelques temps plus tard, je crois que j’ai manqué le poisson de mes vacances !!!! Je sais qu’ils sont toujours gros lorsqu’on les manque, mais celui ci a fait chanter mon frein qui est pourtant pas si mal serré !!!! Il est monté sur mon leurre de surface entre deux vagues. Je n’ai pas vu l’attaque mais je l’ai bien ressenti dans le poignet. J’ai tenu le poisson un dizaine de secondes. J’ai pourtant bien gardé la ligne tendue mais il est parvenu à se décrocher.

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Je rage seul sur mon rocher. Là je suis déçu car je sais que c’est ma dernière session et que je n’aurais peut être pas d’autre chance d’en toucher un. Mais je me remets à l’ouvrage illico pensant qu’il n’est pas seul et que l’un de ses congénères pourraient venir goûter mes hameçons. Malheureusement je ne verrais ensuite qu’une orphie sautant hors de l’eau au dessus de mon leurre, mais aucun bar n’est revenu me voir.

Les heures ont passé vite et il est temps pour moi de rentrer au camping. Je suis fourbu et sur la route je me dis que je reviendrais en Bretagne avec du matériel plus adapté me permettant de mieux pêcher et de moins me fatiguer.

Arriver au camping, je rince mon matériel pour la dernière fois ici et je le range soigneusement pour une prochaine fois…..

Le 30/07/2016

Le temps est toujours à la grisaille ce matin mais il fait doux. Nous ne nous résignons pas à finir nos vacances tout de suite et voulons en profiter jusqu’au dernier moment. Du coup nous sommes retournés sur Vannes pour ramener un souvenir qui me tenait à cœur. Une des spécialités Bretonnes est  la galette pur beurre, entre autre petit gâteau qu’ils fabriquent. Mais celle ci a de particulier qu’elle me plait beaucoup. Il y a sur Vannes une usine de fabrication de ces galettes avec un magasin de vente directe aux consommateurs. Les gâteaux sont présentés en vrac dans de grand bac et on peut se remplir un sachet de ce que l’on veut, ici on paye au poids.

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Pour ma part mon choix s’est porté sur 1,5 Kilogramme de galettes Bretonnes pur beurre !!!!

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Et oui on ne se refait pas et ma gourmandise reprend bien souvent le dessus. Il y a des souvenirs que l’on ramène et que l’on pose dans un coin, ils prennent la poussière. Et un jour, ne sachant même plus d’où ils proviennent on les jette ou les revend dans une brocante. Moi j’ai décidé de me souvenir un peu chaque jour de mes vacances. Il n’y en a pas assez pour tenir jusqu’aux prochaines mais c’est toujours ça de pris !!!! J’ai pour habitude d’accompagner mes crèmes desserts chocolatées de Spéculoos, et oui on ne renie pas ses origines !!!! Et bien pendant un bon bout de temps elles le seront avec de bonne galettes Bretonnes pur beurre. Vous devriez essayer, c’est un régal !!!!

De retour de cette petite escapade en voiture, nous sommes redescendus à pieds sur Port Blanc boire un dernier apéro en terrasse de la Vigie. Le bistrot avec cette si belle vue sur le golfe.

Mais l’heure du dernier barbecue arrive, je ne sais pas si je dois dire barbecue en fait, on nous l’a présenté comme une cuisine extérieure. Dans le logement nous n’avons pas de coin cuisine. Mais sur la terrasse nous avons cet imposant meuble sur roulette.

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Je dois dire qu’au début j’étais sceptique. Pour moi un barbecue n’est pas à gaz mais au bon vieux charbon de bois. Ceci ressemble plus à une plaque à grillades, voir à une plancha qu’à un barbecue. Et pourtant après trois semaines d’utilisation je trouve cette cuisine d’extérieur géniale. Fini le feu qui s’emballe parce qu’il y a du vent, fini les flammes qu’il faut éteindre avec une bouteille d’eau dont on a percé le bouchon, fini le feu trop vif pour cuire du porc, fini le feu qui ne prend pas bien. On tourne un bouton en appuyant sur un autre en même temps, le feu s’allume, la plaque chauffe à la température que vous désirez, et vous faite vos grillades !!!!!

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Franchement je suis conquis.

Mais finalement l’heure du rangement est arrivée. Nous y avons passé une bonne partie de l’après midi. Et ce n’est qu’en début de soirée que nous sommes redescendus voir une dernière fois le golfe de près et les bateaux qui peinent à remonter le courant de la marée descendante entre Port Blanc et l’ile aux Moines.

Demain matin nous reprendrons la route par le chemin des écoliers. J’entends par là que nous n’emprunterons pas de voies rapides ou d’autoroutes. Ce que nous avions déjà fait pour venir ici. Nous ne rentrons pas directement en Normandie, nous faisons un petit crochet chez des amis dans la Sarthe. Ils habitent le long du Loir. Je n’ai pas mon matériel pour l’eau douce avec, mais je trouverais bien à faire avec ce que j’ai emmené…..

Fin.

juil
05

Un coup de Carpe au coup.

Samedi 14/05/2016

Etant natif du nord, c’est donc tout naturellement par la pêche au coup dans les canaux que j’ai appris à aimer la pêche. A l’époque le matériel n’était pas ce qu’il est aujourd’hui et le poisson recherché était la petite friture. Mais petit à petit le matériel a évolué, et les techniques ont permis aux passionnés de la pêche au coup de s’attaquer à des poissons de plus en plus gros et de plus en plus lourd. Je n’ai pas manqué cette évolution, malgré mon éloignement des canaux de mon enfance, j’ai suivi les améliorations. Et allant encore de temps à autre pratiquer cette pêche je me suis moi aussi équipé de ce matériel moderne paré à toute épreuve, ou presque. Et pour assouvir ce vieux désir qui sommeille en moi, j’ai la chance de pouvoir aller pêcher un étang qui appartient au comité de l’entreprise qui m’emploi. Ce dernier est très bien peuplé en carpe de toutes tailles. Et ces dernières années, toujours pour suivre l’évolution, il y a été ajouté des esturgeons. Je pêchais cet étang en batterie par le passé. Beaucoup le font encore de nos jours. Mais ce week end je suis venus le pêcher à la canne à coup et seulement à cette technique, au point ou je n’ai pas pris aucun autre matériel avec moi. A si, je ment, car j’ai aussi pris deux cannes à mouches qui, si les conditions me le permettent, me feront peut être prendre ma première carpe à la mouche. Encore une nouvelle sensation que j’aimerais connaitre.

Nous prenons donc tranquillement la route en ce samedi matin du week-end de la pentecôte. N’ayant qu’une grosse heure de trajet à effectuer, nous ne nous sommes défini aucun horaire, juste le fait d’être arrivé pour le repas de midi. Et aucun itinéraire par autoroute, lorsque l’on est pas pressé le réseau secondaire révèle tous son charme. Et à ce petit jeu c’est vers 11h00 que nous arrivons à bon port. Le gîte qui nous attend est simple mais très confortable. Nous déchargeons nos affaires et surtout mes affaires de pêche qui occupent une grande partie du coffre dont j’ai due rabattre la banquette arrière pour tout y faire rentrer.

Un petit coup d’œil vers l’étang m’indique que des pêcheurs sont déjà à l’œuvre. Mais pour ma part je ne conçois un beau week-end comme celui que nous devrions passer sans barbecue.Et justement l’endroit ou nous nous trouvons en offre un joli et très conviviale ou tout le monde y fait ses propres grillades. Il n’y a pas grande monde dans le camp, seul 8 mobil home sont occupés ce weekend. Mais qu’importe nos grillades se feront tout de même.

Ce fabuleux repas ingurgité, me voilà parti avec tout mon barda pour affronter dame carpe et sir esturgeon. Je choisi ma place, bien isolé pour ne pas gêner et ne pas être gêné, et je m’affaire à l’installation de ma station et au montage de ma ligne. Mon amorce est déjà mouillée car je l’avais préparée avant le repas pour que les graines gonflent à souhait. Aujourd’hui je pêcherais à la pâte. Encore une technique qui n’existait pas lorsque j’ai débuté. Il faut donc la préparer en humectant juste à point une poudre parfumée que j’ai choisi aux fruits rouges. Je l’accompagnerais de pellets du même parfum dans la coupelle qui me servira pour amorcer. La coupelle aussi est un accessoire de la pêche moderne !!!! La technique de la pêche avec cette pâte est pour un pêcheur comme moi une étrangeté au premier abord. Je l’ai déjà testé depuis deux à trois ans et elle donne de très bons résultats dans le genre de plan d’eau que je vais pêcher ce week-end. Mais ce qui est particulier à mes yeux c’est que l’on pêche avec une ligne non plombé !!!! C’est la pâte qui posée au fond fait en sorte que le flotteur, après un bon réglage du fond, se tienne parfaitement vertical. En effet, la pâte se dissout doucement dans l’eau libérant ainsi tous ses parfums, et c’est elle qui enferme l’hameçon posé au fond. Donc lorsqu’elle sera totalement dissoute, le flotteur se couchera sur la surface de l’étang m’indiquant qu’il faut recharger l’hameçon d’une nouvelle boulette de pâte !!!! Bon ce n’est pas tout mais maintenant il faut pêcher !!!


Pendant que je montais mon matériel les pêcheurs en batterie un peu plus loin on fait deux poissons. Cela est de bonne augure pour cette première après midi ici.

Il est 14h30 quand mon premier appât se pose au fond de l’eau. Pas un grand fond, il y a à peine 1 mètre d’eau ou je pêche. Mais il n’y a guère plus d’un mètres cinquante tout au plus dans cet étang, le poisson maraude donc sur toute l’étendue. De ce fait j’ai tout de même, à mon gout, pas mal de bannière. Et celle ci prends le vent qui semble monter avec la marée comme on dit souvent par ici. Cela a pour effet de chahuter un peut mon long et effilé flotteur dans les vagues qui se forment. Mais comme avec cette technique on ne relève pas comme on veut sous peine de devoir recharger souvent en pâte, je me dis que je verrais plus tard si cela me gêne vraiment.

A peine 45 minutes que ma ligne est à l’eau et j’enregistre ma première touche. Manque de concentration, précipitation due à l’excitation, ou tout simplement maladresse ? Toujours est il que cette première touche se soldera par un joli ferrage dans le vide !!! Je me dis tout de même que cela débute pas mal et je recharge mon hameçon d’une boulette de pâte bien odorante. Je n’attendrais cette fois que 15 minutes pour avoir l’occasion de manquer de nouveau un poisson au ferrage !!!!

Je commence à pester sur moi même et je me remets à pêcher en me concentrant sur ce que je fais. Et ça paye !!! enfin presque mais cette fois ci le poisson est pendu. Il doit être beau car il emmène ma ligne droit vers le large sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour l’arrêter !!!! J’ai beau avoir une ligne monté d’un sel tenant, c’est à dire sans aucun nœud, cette dernière finira tout de même par cédé lorsque le maximum d’élastique sera sorti du scion de ma canne. La ligne est à refaire entièrement car elle a cédé au dessus du flotteur. De toute façon je l’aurais refaite entièrement car il n’est pas question de pêcher ainsi avec des lignes faite de morceaux raboutés. J’en profite pour ajuster sa longueur au plan d’eau et ainsi avoir moins de bannière.

Une fois cette nouvelle ligne monté, le fond réglé, me revoilà de nouveau en pêche. Je manquerais un nombre important de touches, je ne les ai pas comptés, mais largement plus de dix !!! Je fini par me dire que je ferre trop tôt et je m’efforce à retarder ce geste qui ressort plus du réflexe que de la raison du pêcheur. Et ce n’est qu’en fin d’après midi, alors que je ne me donnais plus qu’une dizaine de minutes avant de remballer, que je finirais par ferrer correctement un poisson. C’est une sensation savoureuse d’avoir un poisson de bonne taille pendu au bout d’une ligne à coup. Vous n’avez pas de moulinet pour le laisser partir et il peut vous casser votre ligne à tout moment !!! Le palpitant bats donc à 100 à l’heure en ces moment là. Vous avez envie d’en finir rapidement pour réduire le risque. Mais il ne faut pas non plus brusquer la chose sous peine de perdre la prise. C’est donc au feeling que je manie ce poisson. Il est virulent et il garde le fond. Jusqu’à ce qu’il vienne me saluer par une première jolie chandelle. C’est un petit esturgeon, pas bien grand mais suffisamment pour me rendre le sourire avant de rentrer manger au mobil home. Il m’offrira encore deux autres chandelles et trois ou quatre rush avant de finir par se rendre et rentrer dans mon épuisette. Je lui tire rapidement le portrait pour le libérer au plus vite car c’est une espèce fragile.

Et c’est avec le sourire aux lèvres que je replis mon attirail en pensant déjà à la stratégie que j’adopterais demain.

 

Dimanche 15/05/2016

Il est 6h20 quand j’ouvre les yeux. Il fait déjà jour et ce dernier éclaire la chambre au travers des rideaux. Je me lève car j’ai envie d’en découdre et des amis viennent prendre le repas et passer l’après midi avec nous, je n’ai donc que la matinée pour pêcher. Le café passe lentement, c’est courant dans ce genre de location, mais qu’importe j’en profite pour jeter un œil à l’extérieur. Par devant je vois le soleil qui monte derrière de grands peupliers. Et à l’arrière du mobil home la fine couche de brume qui couvre l’étang. Le ciel est dégagé et il n’y a pas de vent.

Bref les conditions se présentent bien pour passer un agréable moment au bord de l’eau. Aujourd’hui j’ai décidé de pêcher différemment d’hier. Je ne pêcherais pas à la pâte mais au maïs doux. Je prépare donc un bonne ration d’amorce avec des grains de maïs mélangés dedans. Je monte une ligne adapté pour cette pêche, mais aussi d’un seul tenant comme toute mes lignes pour la carpe au coup. J’ai aussi changé de spot, je me suis installé moins loin qu’hier car je pêcherais moins longtemps. Je n’ai donc pas envie de perdre ce précieux temps de pêche à me rendre sur le spot. Je sonde le fond de l’étang devant mon emplacement et je m’aperçoit rapidement qu’il y a beaucoup plus de hauteur d’eau que le lieux que je pêche habituellement. De ce fait ma ligne est à mon goût un peu trop courte et je décide d’en monter une nouvelle au bord de l’eau.

Tout ces préparatifs étant fait, il est 7h45 quand mon premier grain de maïs esché sur mon hameçon touche l’eau. Je débute avec un amorçage relativement copieux, il faut dire que j’ai des pêcheurs qui s’installent à ma droite et aussi un peu plus loin à ma gauche. Si le poisson doit passer devant je veux que ce soit devant moi qu’il s’arrête !!!! Je n’attendrais pas bien longtemps pour enregistrer mes premières touches.

Mais malheureusement, comme hier je ferre à chaque fois dans le vide !!!! Il faudra attendre la quatrième touche vers 9h00 pour que je parvienne à piquer le poisson. Il se débat bien mais pas avec beaucoup de force. Arrivée en surface je comprends en reconnaissant un carassin. Même s’il n’est pas aussi gros et combatif qu’une carpe et sur du matériel prévu pour du beaucoup plus lourd, c’est un poisson amusant à prendre à la pêche au coup.

Quelque temps après j’en décrocherais un second juste au moment ou je le vois se coucher à la surface de l’étang. Je peste car le plus dur était fait !!! Mais un autre viendra me consoler un peu plus tard. il est un peu plus gros que le premier et repartira lui aussi immédiatement à l’eau après la photo d’usage.

Avec toute cette activité je ne vois temps passer et pourtant il est déjà 10h00. le vent est monté, il souffle face à moi comme hier même si j’ai changé de berge. Le ciel s’est aussi couvert et les belles conditions qui augurées d’une belle journée ce matin se sont estompées sans même que je m’en aperçoive. Dans ces conditions les touches s’espaceront dans le temps et je les manquerais toutes jusqu’à l’heure à laquelle je me suis promis de remballer. Le reste de la journée sera occupé de rigolades entre amis autour d’un copieux barbecue, vous savez un peu comme à la fin des bandes dessinés dont le héros est un petit gaulois !!!! Bref on ne se refait pas…..

 

Lundi 16/05/2016

Hummm, j’ai mieux dormi !!!! il faut dire que le chauffage ça aide !!! Mais du coup je m’éveille un peu plus tard. Qu’importe, je n’ai rendez vous qu’avec moi même aujourd’hui. Dehors le ciel est complètement gris et il n’y a pas un grain de vent. Je penses qu’aujourd’hui ce ne sera pas encore le grand soleil espéré. En buvant mon café je scrute par la fenêtre de l’arrière du mobil home et je regarde les pêcheurs matinaux qui s’installent. L’un d’eux pose son matériel ou j’avais l’intention de pêcher aujourd’hui. Pas grave, me dis je, c’est le jeu je n’avais qu’à me lever plus tôt. Je penses que mainte fois dans ma vie de pêcheur j’ai dut être à sa place et m’installer avant un autre à une place convoité. Chacun son tour et il y en aura pour tout le monde. Du coup je m’installe au même emplacement qu’hier, mais aujourd’hui je changerais encore de technique afin d’essayer de prendre autre chose que des carassins. Le temps de monter tout mon matériel et il est déjà 8h30. Une bonne drache, comme on dit par ici, nous oblige tous à sortir les parapluies. Je débute ma pêche au pellet en déposant ma ligne ainsi qu’une poignée de pellet à la coupelle. Cela me permet de bien concentrer mon amorce autour de mon hameçon. J’ai choisi un parfum fruité pour débuter cette journée.

Au loin un père est installé avec son fils. Il vient de ferrer un poisson et il donne immédiatement la canne à son fiston pour qu’il le mette au sec. Je le vois galérer le pauvre, d’ici je lui donne une dizaine d’années. Son père le prends en photo durant qu’il combat cette première carpe de leur journée.

Deux gars installés non loin de moi sur ma gauche sortent eux aussi un poisson. Mais eux ils pêchent au coup comme moi. Il est déjà 10h00 et je n’ai eu aucune touche. Je décide de passer à la pate pour essayer de tenter une de ces dames. Mais je ne vois rien bouger. Alors au bout d’une demi heure je bascule sur du maïs. Je sais que je risque de toucher des carassins mais tant pis, je prends le risque, j’ai trop envie de faire moi aussi un poisson. Cette stratégie fut bonne car en même pas 5 minute j’enregistre ma première touche de la journée, et mon premier loupé aussi….

Du coup pris de remord et pensant que je n’avais pas assez insisté à la pâte, je me remets à pêcher avec. Bonne option car peu de temps après je pique un poisson que je ne verrais pas car il se décrochera avant qu’il m’offre le plaisir de le voir. Midi sonne déjà au clocher de l’église. Il est temps pour moi de retrouver ma dulcinée pour partager un bon repas.

Une très grosse averse tombera durant cette pause méridienne. De la fenêtre du bungalow j’observe avec un sourire nargueur les pêcheurs blottis sous leur parapluie, ça a du bon tout de même le confort !!!!

A 13h30 je suis de retour au bord de l’eau. La grosse averse vient de se terminer. Je reprends en eschant mon hameçon de pâte mais cette fois ci avec un parfum carné. Mais en une heure trente de pêche celle ci ne me convaincra pas de son efficacité.

Je change de nouveau d’appâts mais je reste dans les gouts carné en apposant sur mon hameçon un pellet bien gras. L’option est payante car même pas une demi heure plus tard je prends une première touche et je réussi mon ferrage. Le poisson est pendu et me fait de sublimes rush. A droite, à gauche, droit devant, à chaque fois je parviens à le contrer. Au fur et à mesure qu’il se fatigue et se rapproche de moi, j’en profite pour déboiter un bout de ma canne afin de le brider encore plus lors de son prochain départ. Ce petit jeu durera longtemps à mes yeux et pour mon plus grand plaisir. Il m’offre un superbe combat. Mais je parviens à le tirer dans mon épuisette tout de même…

C’est une jolie petite carpe miroir. Pas bien grosse; environ 3,5 kilos, mais elle s’est combattu comme une reine. Certes ce n’est pas une commune avec toute sa puissance. Ce n’est pas une cuir avec toute sa rareté. Pas non plus une Koï avec toutes ces couleurs qui plaisent aux pêcheurs. C’est une simple miroir mais qui m’a donné, l’espace d’un moment, un plaisir intense…..


A la suite les touches se font rares, même autour de moi je vois bien qu’il y a peu de poissons de sorties. Aussi avec tous ceux que j’ai loupé depuis deux jours je me dis qu’il est temps de ne plus les manquer. Et c’est malheureusement ce qui arrivera à la rare touche suivante. Elle était belle est franche. Le bouchon est bien parti à vitesse régulière pour bien me laisser réagir. Mais j’étais en train de vapoter et du coup j’avais une main occupé. Je me suis bien empressé d’éteindre ma vapote et de la mettre soigneusement dans ma poche. Mais c’était bien trop tard, le poisson avait recraché le pellet et le bouchon était revenu en surface. Ah celle ci je ne suis pas sûr que je l’aurais manqué avec un mégot entre les lèvres !!!!

Je décide donc de me priver de vapeur parfumé pour la fin de la session. Et bien m’en a pris car peu de temps après ce manqué je pique un autre poisson. Il me fait un combat de malade. Me sortant une dizaine de mètres d’élastique. Mais à chaque fois j’arrive à le contrer. Je penses l’avoir déjà bien fatigué et je n’ai plus que trois morceaux de ma canne en main sur les 6 qui la compose. Je m’approche de l’épuisette et je la prends pour la positionner dans l’eau. C’est le moment qu’elle choisi pour tenter sa dernière chance et donner tout ce qu’il lui reste de force dans un dernier rush. Elle part droit vers le large, l’élastique se tend et le carbone plie. Soudain tout revient subitement en arrière, la ligne vole dans les airs. Je penses avoir cassé mais après vérification elle a réussi à se décrocher pour son plus grand plaisir et mon plus grand regret. J’ai tout de même eu le temps de la voir, c’était de nouveau une miroir mais elle m’a semblé plus grosse que la première.

Je m’affère donc au démêlage de ma ligne avant de reprendre la pêche. J’y parviens sans trop de difficulté car les nœuds ne se sont pas serrés. La ligne est donc toujours à mes yeux en bon état. Je reprends donc ma pêche confiant dans mon matériel et dans l’appâts car j’enregistre des touches et aussi des actions de pêche. Ainsi dans la demi heure qui suivit j’eu une nouvelle touche. Le ferrage fut lui aussi réussi mais cette fois ci je me suis surement attelé au même poisson que celui qui a emmené ma ligne samedi !!! Par contre cette fois ci je réussi à lui contrer un premier rush sur la gauche, puis le second sur la droite. Mais lorsqu’il est parti droit vers le large, je n’ai pas eu d’autre reflexe que de lever ma canne pour donner de l’angle et permettre au carbone de faire son travail. Mais le matériel a des limites qui de nouveau seront dépassés, et c’est toute ma ligne que ce poisson emmène avec lui !!! Cela s’est passé tellement vite que je n’ai rien compris !!!!

Il est 18h15 et je n’ai pas envie de faire une nouvelle ligne pour le si peu de temps qu’il me reste. Je décide donc de ranger mon matériel et m’en retourner au bungalow. Usé par le vent mais heureux de cette nouvelle journée à la pêche.

Demain je rentrerais chez moi, et sans attendre je monterais de nouvelles lignes car je reviendrais défier les carpe ici avec une canne à coup.

mai
30

Les brochets irlandais : 3 jours sur le Lough Erne

Nous rêvions depuis de très nombreuses années (depuis que j’ai débuté la pêche aux leurres en fait…) mon père et moi de partir pêcher le brochet en Irlande. Ma belle-mère, en offrant un séjour à mon père pour Noël, a quelque peu forcé le destin. Pour ma part, même si j’avais actuellement d’autres priorités, je ne pouvais pas non plus manquer cette occasion. Je décide donc de vivre cette aventure avec mon père !

Il est 2h15 lorsque le réveil sonne le vendredi 13 mai dernier…Et pour cause nous décollons d’Orly à 6h30. Le réveil est rude, d’autant que nous n’avons capitalisé que 3h de sommeil,  mais dans ce genre de situation l’excitation prend le pas sur la fatigue !

A 4h30 nous sommes à l’aéroport. Nous faisons enregistrer nos bagages et prenons le temps de prendre un café bien mérité.

A 6h30 nous décollons.

A 8h nous posons le pied en Irlande et à 9h30, après avoir récupéré la voiture de location nous nous mettons en route pour Belleek, notre destination. Belleek est une petite ville du Nord-Ouest de l’Irlande situé à 3h de Dublin sur les berges du Lower Lough Erne,qui, avec ses quelques 10 000 Ha de superficie fait office de  2ème plus grand lac d’Irlande du Nord.

Nous quittons rapidement les quelques portions d’autoroute partant de Dublin pour rapidement retrouver la verdure de la campagne irlandaise et ses routes tortueuses  aux allures de petites montagnes russes. Pour cause, le substrat sur lequel elles reposent est constitué principalement de tourbières donc très meuble et sujet à la déformation au fil des ans. Nous prenons notre temps puisque nous n’avons rendez-vous avec Geoffray, notre guide, que le soir après son retour de sa session guidage du jour. Nous faisons un arrêt dans une première ville, Cavan, pour faire taire nos estomacs qui se manifestent depuis quelques temps. Un gros Irish Breakfast les fera patienter jusqu’au soir ! Pour digérer ce copieux ptit dej’ nous décidons d’aller jeter un œil sur les berges d’un des lacs du comté de Cavan avant de reprendre la route. L’eau est typique, claire et ferrugineuse. On observe quelques oiseaux, notamment des corneilles mantelées et des hérons, mais pas de poisson, pour le moment…

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Nous reprenons la route, traversons Navan puis Enniskillen où se déroule un énorme concours de pêche au Feeder (Geoffray nous apprendra plus tard qu’il n’est pas rare que ce genre de concours se déroule sur plusieurs semaines ! Il est vrai que le mardi suivant, lorsque nous serons sur la route du retour, les compétiteurs seront toujours à pied d’œuvre !). C’est à partir de ce moment-là que nous commençons à apercevoir le majestueux Lough Erne que nous longerons alors sur 30 km jusqu’à Belleek. La masse d’eau est impressionnante et le lac assurément mystique. Nous avons alors tellement hâte de lancer nos leurres dans ses eaux ! Arrivés vers 15h à Belleek je passe un coup de fil à Geoffray pour lui demander où et à quelle on se retrouve le soir. On parle de la pêche aussi et Geoffray nous précise qu’en ce moment, compte tenu des conditions météo, c’est assez compliqué, que les poissons ne sont que peu actifs. Moi qui étais remonté comme une pendule, ma motivation en prend un petit coup mais bon, demain est un autre jour et à la pêche tout peut très vite changer d’autant que l’eau est à bonne température (15°C) et que nos seuls ennemis sont le manque cruel de vent et la forte luminosité. Je fais confiance aux changements climatiques en Irlande ! Après avoir déposé nos affaires au « Fishing Lodge » et nous être baladés dans Belleek une canne à la main (juste le temps de décrocher un poisson et de paumer un leurre…), on retrouve Geoffray au Black Cat Cove, le Pub de Belleek, appartenant à Briddie & James, les propriétaires du B&B où nous serons logés pour ces 4 prochaines nuits. Geoffray nous briefe pour la session de demain alors que nous dînons et vers 22h30 nous rentrons préparer le matériel et dormir.

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BCC

JOUR 1

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Nous retrouvons Geoffray à la mise à l’eau vers 9h. Nous sommes en pêche vers 9h30. Le soleil brille et le peu de nuages ne risque pas d’entraver cette forte luminosité et pour couronner le tout le vent est quasi inexistant. Nous débutons par une pêche de bordure en dérive. Je passe un Baby Buster et au 2ème lancer, je manque l’attaque d’un petit poisson venu frapper violemment le leurre au moment où celui-ci touche la surface de l’eau. Nous finissons comme prévu notre dérive au niveau d’une pointe s’avançant légèrement dans le lac et c’est à ce moment même que nous sommes témoins d’une belle chasse de brochet, qui plus est, à distance de lancer. Très rapidement nous ratissons tous les trois la zone avec des leurres différents. Je peigne les différentes couches d’eau au Dexter Shad 200 coloris Perch lorsqu’au 4ème lancer celui-ci se fait frapper. Je ferre dans le vide…Il ne se passe pas grand-chose depuis 2h, j’ai néanmoins la chance de faire réagir deux poissons mais je ne concrétise pas. J’ai le sentiment de laisser passer ma chance compte tenu de la faible activité des poissons. Bon… Je me remobilise.

S’ensuivra une longue période de creux puisque nous n’enregistrerons les prochaines touches et nous débloquerons le compteur que 4h plus tard et  c’est Geoffray qui rentre un premier poisson aux alentours de 14h alors que nous entamions une prospection sur une zone shallow entre des îles.

20 mins plus tard c’est à mon tour de piquer mon premier poisson irlandais sur un Baby Buster. Durant le combat l’Ashura Seven Eleven plie convenablement sous les assauts énergiques du poisson. 72 cm sera la taille de mon premier poisson du Lower  Lough Erne !

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Nous poursuivons notre prospection en alternant les pêches à gratter au gros LS dans 5 à 7m d’eau, le long de cassures et les pêches sur des plateaux. Je ferai suivre  un joli poisson au Dexter Shad 250 et nous ferons chacun un poisson au Minnow mon père et moi. Durant les 3 prochaines heures qui suivront seul Geoffray rentrera deux autres poissons sur la 3D Trout de 200g.

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Il est maintenant 18h, la luminosité baisse et un léger vent se lève. Nous approchons du coup du soir. Geoffray décide alors de nous emmener prospecter une baie où un joli poisson avait été loupé la veille. Le spot est énorme et nous débutons notre dérive en pêchant le fond puis la cassure pour terminer notre dérive sur le plateau. Les potamots commencent à pousser sur le plateau ce qui confère au secteur des allures de Hotspot !! Je suis d’un coup très confiant. Nous dérivons bien, prospectons méticuleusement l’étendue d’eau lorsque Geoff annonce « Poisson » ! A en juger de la courbure de la canne le client à l’air sérieux et c’est le cas. Après une puissante défense  j’épuise le valeureux combattant. Ça y est le premier gros brochet du Lough Erne est dans la barque. C’est un poisson massif de 102cm qui posera devant l’appareil de mon père qui immortalisera cet instant avant que le poisson ne retrouve sa liberté.

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Geoffray qui venait de toucher son poisson au Pig Shad m’invite vivement à tester ce leurre. Je lui en emprunte et le monte alors que nous sommes en train de nous repositionner pour effectuer une nouvelle dérive dans la baie. Après avoir peigner une nouvelle fois le fond puis la cassure c’est une nouvelle fois sur le plateau que survient la touche et cette fois-ci c’est moi qui ferre un joli poisson ! Le poisson se débat lui aussi comme un beau diable, enchaîne les chandelles mais finira lui aussi dans le filet de l’épuisette ! 96 cm sur la toise, ça commence à devenir intéressant !

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Les gros ont l’air d’être de sortie donc nous ne perdons pas de temps et poursuivons notre dérive. Je lance le Pig Shad au-dessus des potamots, le laisse couler puis entame une récupération en linéaire entrecoupée de pauses pour permettre au leurre de redescendre dans la couche d’eau et d’évoluer juste en léchant les herbiers. Je fais cela une dizaine de fois peut-être quand soudain mon leurre se fait happer à 25m du bateau alors que je venais de stopper mon leurre pour la première fois lors de la récupération. Je ferre puissamment, maintiens en tension le poisson qui revient assez rapidement vers l’embarcation et c’est à 10m du bateau que le vrai combat s’engage. Le poisson est lourd, très puissant. Il passe devant nous plusieurs fois sans que nous réussissions à le distinguer. Ok, je sais à ce moment que je tiens un très beau poisson. L’Ashura Swimbait Special travaille à merveille ce qui me permet de contenir les assauts du poisson mais je ne parviens néanmoins toujours pas à le décoller ! Lorsque je réussi à lui reprendre 2m de fil, celui-ci sanctionne à chaque fois mes efforts par de longs et puissants rushs. Le schéma se répète quelques minutes durant jusqu’à ce que lui aussi, épuisé, baisse la garde et se laisse porter jusqu’à l’épuisette. Je ne suis à cet instant pas certain de tenir mon plus long brochet  mais je sais néanmoins qu’il s’agit de mon plus gros ! La corpulence, l’épaisseur du poisson sont  impressionnantes ! Verdict : 105 cm ! Je bats mon record de 2 cm ! C’est la joie dans le bateau et c’est dans cet esprit que nous mettons un terme à notre première session. Il est 19h30 lorsque nous rejoignons la mise à l’eau.

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JOUR 2

Après un désormais habituel petit déjeuner irlandais, nous retrouvons Geoffray et prenons la route pour Enniskillen. Nous arrivons à la mise à l’eau, le temps de charger le bateau, et nous voici en route vers les premiers spots. Aujourd’hui nous serons seuls dans le bateau mon père et moi. Geoffray assurera néanmoins un « suivi halieutique ».

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Nous commencerons par une grande baie. Le vent souffle pour le coup! N’ayant pas de moteur électrique nous permettant de corriger nos dérives l’ancre flottante nous est d’une aide précieuse. Ne sachant pas encore si les poissons sont actifs et sur quel type de leurre ils réagiront nous pêchons de manière complémentaire : mon père au minnow et moi au Dexter shad. Mon père enregistre un premier suivi puis pique un premier petit poisson peu de temps après. Même s’il ne s’agit pas de gros poisson j’empoigne ma Seven Eleven et décide de passer tout de même sur un leurre dur et monte alors le Magsquad 128 coloris Pike qui m’avait rapporté un poisson la veille. Rapidement je fais un petit poisson moi aussi puis un deuxième en tout fin de dérive dans les roseaux. Nous insistons quelques temps sur la zone mais sans succès. Le bateau de Geoffray est déjà remonté sur un autre secteur. Nous les dépassons pour aller pêcher plus haut dans une anse. Nous calons notre dérive au niveau de la cassure de manière à pêcher le plateau entre cette même cassure et les roseaux en bordure. Une nouvelle fois mon père fait bouger un premier poisson très correct au minnow. Pour ma part je décide de pêcher au Buster. La dérive est déjà bien entamée et plus rien ne se passe sur le plateau. Je lance alors sur la cassure sans changer de leurre car les gros jerks ont le pouvoir de faire bouger les poissons de loin. Quelques lancers plus tard je vois une gueule béante remonter du fond et engloutir le Buster. C’est pendu ! Après un joli combat c’est un joli poisson de 78 qui rejoint le plancher de la barque.

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Nous persévérons un temps puis décidons de changer de secteur. Geoffray nous indique au  loin qu’ils partent pêcher une nouvelle baie. Nous les suivons. Ils attaquent cette baie par la droite. Nous restons à bonne distance et attaquons par la gauche. Il s’agit encore une fois d’un plateau herbeux peu profond. Le vent et avec nous, je n’ai donc pas à me soucier de la dérive. Je conserve mon Buster au coloris naturel histoire de valider (ou non) cette configuration. Je varie les animations, la vitesse de récupération, l’intensité des jerks et c’est sur une courte pause que j’enregistre une violente première touche ! Encore une fois le combat est puissant et je sais de suite que j’ai affaire à un poisson nettement plus gros que le précédent ! Le poisson passe plusieurs fois devant nous sans que nous puissions facilement le distinguer. Il enchaîne les rushs puis les chandelles avant de se rendre. 90 cm ! La taille moyenne des poissons augmente, c’est bon signe ! Quelques photos, une petite vidéo de release et nous nous replaçons pour une nouvelle dérive sur ce secteur.

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Quelques lancers plus tard le Buster se fait stopper net ! Rebelote ! Même type de combat vigoureux, coups de gueule en surface mais plancher de la barque pour lui aussi ! 92 cm cette fois-ci ! 5ème poisson de la journée pour moi et doublé de 90 ! Ce sera aussi le dernier poisson de la journée pour moi. Les 5 heures restantes il ne se passera pas grand-chose me concernant mis à part 2 suivis  de jolis poissons au Dexter Shad 250. Mon père, lui, fera plusieurs poissons dont un 80. Nous finissons la journée avec 10 poissons au bateau, plusieurs suivis et avec le même constat qu’hier : les pics d’activité sont rares et surtout relativement courts. Un premier vers 13h30-14h et le suivant vers 18h.

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Comme tous les soirs nous nous retrouvons au Black Cat Cove autour d’une « Pint » de bière pour débriefer sur la journée. Alors que cela n’était initialement pas prévu nous demandons à Geoffray s’il serait disponible le lendemain pour une nouvelle journée de guidage sur le lac. N’ayant que 3 petits jours de pêche sur place il nous semble indispensable d’optimiser le temps que nous passons sur l’eau. Geoff est Ok donc rendez-vous demain matin à la même heure que d’habitude à la mise à l’eau.

JOUR 3

Il est 9h et nous préparons le bateau tous les 3.

A 9h30 nous débutons la prospection d’un grand plateau peu profond. Nous discutons tous ensemble et je pique presque par hasard un petit brochet au Dexter Jerk. Nous dérivons tranquillement vers une petite fosse puis le long d’une cassure longeant une île pour finir dans une roselière en bordure. Il n’y a tellement peu d’eau sur ce dernier poste que je me dis que, s’il y a un poisson, il ne rechignera peut-être pas à taper mon Sammy. Et c’est bien ce qu’il se passa puisqu’un pin’s tout énervé se jette dessus comme s’il s’agissait de son dernier repas ! Nous referons aussi la baie du premier jour qui nous apporta 3 gros poissons. Je passe alors un Dexter Shad UV 250 coloris Zander Special. Ce coloris est top pour ce type d’eau claire et ferrugineuse. Le Dexter Shad sera incontestablement le leurre de la journée, la suite nous le prouvera. J’ai une entière confiance en ce leurre ici puisque même si le premier jour je n’ai pas piqué de poissons avec, j’ai néanmoins enregistré plusieurs suivis et quelques belles cartouches ! Je pique alors le premier poisson correct de la session sur un linéaire au-dessus des potamots ! Ensuite le temps passe et plus rien ne se passe…

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Devant l’activité assez mitigée des poissons, Geoffray nous propose une traine pour regagner un poste beaucoup plus haut histoire de battre du terrain et donc d’augmenter la probabilité de croiser et déclencher des poissons postés. Je reste sur un Dexter Shad 250 mais avec un coloris Pink Shad souhaitant tester un coloris différent qui ne soit ni trop imitatif ni trop agressif. Et puis ce coloris m’a apporté nombre de brochets sur la saison 2015 donc je reste tout de même dans ma zone de confort ! Nous faisons évoluer nos leurres 1m50 au-dessus du fond environ. La pêche à la traine est une pêche passive comme chacun le sait donc on prend le temps de discuter, de se détendre, de contempler le paysage et de se prendre UNE GROSSE CARTOUCHE !! (Parce que c’est aussi ça la traîne : des grosses cartouches !) C’est pour moi ! Geoffray et mon père remonte leurs lignes à toute allure ! Le poisson est à 40m derrière le bateau. Le combat ne dure quelques secondes, juste le temps que je me rende compte qu’il s’agit d’un beau fish, jusqu’à la décroche… Bon.

Nous reprenons sur le même rythme « Fish & Chill» (hein Manu?! 😉 ) jusqu’à ce que nous arrivions sur le poste ciblé. Nous remontons tous nos lignes et alors que je ramène mon Dexter je me fais une nouvelle fois stopper et une nouvelle fois je décroche un joli poisson… Grrr… Pour le coup je revois mon montage. Le triple de mon stinger ventral est certainement trop petit à en juger des marques de dents laissées sur les flancs de mon leurre. Je lui ajoute donc une petite tige que j’enfonce directement dans le leurre de façon à ce que le triple se retrouve présenté correctement sous le leurre (comme sur un montage 360°). Nous peignons les différentes couches d’eau de ce poste profond de 7 à 8m alternant pêche à gratter, récupération entre deux eaux et à 3m sous la surface. Encore une fois le Dexter Shad fait mouche ! Je ferre un poisson sur une récupération entre 2 eaux ! Pas de coup de tête. Ça sent le gros poisson ! Et c’est effectivement le cas puisque au terme d’un solide combat c’est un poisson d’1m02 qui nous rejoint à bord, contraint et forcé ! Yeah !! 2ème métré irlandais !! Je suis super content !! Schéma habituel : photos, rires, remise à l’eau !

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Ayant clairement validé le fait que  les poissons étaient sensibles au Dexter Shad je donne à mon père le Dexter Shad UV coloris Zander Special. Il ne tardera pas à faire monter son premier poisson au bateau puis un deuxième!

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Nous repartons ensuite sur d’autres secteurs sur lesquels nous avions remarqué un peu d’activité le premier jour pour finalement arriver sur un plateau. Même si je ne changerai plus de leurre, je changerai malgré tout de coloris et je décide d’aborder ce poste avec un Dexter Shad coloris Perch. De toute façon le Zander Special et le Pink Shad ne sont plus opérationnels et je n’ai plus de coloris naturel hormis le Perch. Je monte donc le Perch sur la monture weightless BFT que je vais lester d’un plomb agrafe en tête. Le leurre est parfaitement équilibré, la nage planante. 1er lancer, le leurre touche la surface de l’eau, je le laisse légèrement couler et alors que j’entame à peine la récupération je me fais stopper net ! J’envoie un ferrage appuyé ! Le poisson tente instantanément de se libérer en nous gratifiant d’une première chandelle, puis d’une deuxième, une troisième (en fait, il ne m’aura fait que des chandelles celui-ci, pas de rush !) Même si le combat ne fût pas proportionnel à la taille du poisson, je ne refuse jamais un poisson de 101cm !! Doublé de métrés !! Pour le coup c’est un peu l’euphorie dans le bateau car même sur le Lough Erne les doublés de poissons de 1m+ ne sont pas monnaie courante !

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Il n’est pas loin de 17h30 maintenant et comme nous avions planifié de faire le coup du soir sur la baie prospectée au cours de la matinée nous mettons le cap vers le poste. Dans un premier temps je parviendrai à faire 2 jolis poissons au Dexter Shad 200 puis les poissons se feront plus tatillons, suivant les leurres souples jusqu’au bateau sans daigner les croquer. Face à cette timidité je change radicalement de stratégie et espère pouvoir les rendre plus agressifs en pêchant au jerkbait. Bien m’en a pris car je ferai craquer notre dernier poisson irlandais. Cette session, et par la même occasion notre séjour, se terminera avec un poisson de 85.

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Nous terminons cette journée avec 13 poissons, une activité régulière sur toute la journée (avec néanmoins des petits pics d’activité plus marqués), beaucoup de suivis de très beaux poissons entre 90 et 1 m !

La densité de gros poissons est assez impressionnante et est largement due à la gestion piscicole menée par les irlandais avec notamment leur système de maille inversée. Nous ferions bien d’en prendre de la graine en France car nous ne soutenons pas la comparaison, c’est indicutable, et c’est bien dommage car s’il est possible de pêcher de manière assez régulière des brochets jusqu’à 60cm, il devient beaucoup plus difficile de toucher des poissons de 70 et encore plus anecdotique de toucher des poissons de 80+. Sur les secteurs que je pratique souvent ce constat est sans appel… Laissons à nos poissons la possibilité de grandir et se reproduire correctement et n’oublions pas que le brochet est sur la liste rouge des espèces menacées…

Voilà, notre séjour s’achève. Nous n’avons plus qu’une soirée au Black Cat Cove pour profiter de l’Irlande car demain nous reprenons la route direction Dublin où nous profiterons des 30 premiers kilomètres pour contempler, non sans une certaine nostalgie, l’immensité mystérieuse du Lough Erne.

Si vous souhaitez partir faire un petit Fishing Trip bien sympathique en Irlande, n’hésitez pas faire un tour sur le site www.voyage-peche-irlande.com car inutile de vous dire que nous on s’est régalés !

Pour finir, je tiens à remercier Geoffray BEGARD (www.voyage-peche-irlande.com), pour sa bonne humeur et ses gros poissons,  Thomas VOGELS pour ses conseils et le prêt de matériel, ILLEX (www.illex.fr )ainsi que DREUX PÊCHE ,mon Shop de prédilection dans le 28 !

A+

Jul

 

mai
30

Globe-Fishing 2016 : Black bass & sandre au Portugal

Xavier (Xav Globe) et Globe Fishing reviennent pour une nouvelle saison ! Cette année, ils sont partis pêcher les sandres et black-bass portugais en compagnie de Guidages-séjours de pêche au Portugal et en Europe, José Torres et José Gomes Torres !
Un évènement diffusé uniquement sur www.peche-tv Premium.


► Nos offres Premium : http://www.peche-tv.com/offres-premium.html

Xavier Luzuy Globe-Fishing

nov
30

Tournage à Rouen sur le Street-Fishing pour LCP

La Chaîne parlementaire m’a contacté il y a quelques jours pour pour participer à la réalisation d’un tournage sur la dynamique Roots-Fishing, le Street-Fishing à Rouen et l’attrait de ce loisir par les « kids » en particulier.

J’ai donc formé une équipe Roots d’une petite dizaine de membres pour cette occasion. (Jean-Marc, le modérateur principal du forum, Julien Lecouple, Cédric, Etienne, Hugo et Vincent, Pistache alias sylvain et moi (Xavier)).

Le tournage de l’émission « Cité Gagnant » diffusée sur le LCP (Chaine parlementaire) et animée par Aïda Touihri s’est très bien déroulée malgré une activité des poissons « un peu faible » et un vent du nord qui nous a bien glacé…

Dans « Cité Gagnant » Aïda fait le tour des villes de France en parlant des activités intéressantes et des groupes dynamiques qui existent dans chaque villes et régions. L’exemple pour Nantes.

Photo de l'équipe Roots-Fishing convié pour l'émission "Cité Gagnant" qui sera diffusé sur la Chaîne parlementaire (LCP) animée par Aïda Touihri.

Les membres du collectif Roots-Fishing conviés pour le tournage de l’émission « Cité Gagnant » enregistré le samedi 28 novembre 2015.

 

Xavier Luzuy, Etienne, tournage cité Gagnant LCP.

L’émission sera diffusée dans les semaines à venir, restez à l’affût. Pour rester connecté sur les news Roots-Fishing sur facebook, pensez à vous inscrire sur la page fan.

Xavier

août
18

Entre Poulet boucané, Rhum et… Tarpons! La Guadeloupe en Finesse.

Au mois de Novembre mon père et ma belle-mère proposent à ma sœur, mon demi-frère, ma demi-soeur et moi que nous prévoyions un voyage tous ensemble en Guadeloupe! Nous serions logés chez des amis et ce serait l’occasion de fêter les anniversaires de tout le monde.  Je trouve l’idée plutôt bonne! 😛 Je m’y vois déjà… Les congés sont posés pour la dernière semaine de mai et la première de juin. C’est parti, direction la Guadeloupe!

Je suis le genre de personne qui termine de préparer ses affaires tard la veille d’un départ… Pourtant, le matériel de pêche était prêt depuis longtemps lui. Depuis tellement longtemps que ce n’est que la veille du départ que nous nous interrogeons mon père et moi au sujet de la taille max acceptée pour les bagages… La plupart de mes cannes sont des monobrins et j’avais prévu d’emmener avec moi 2 cannes, une M pour les pêches « Finesse » et une H en 10-45g qui a un sacré répondant et une grosse réserve de puissance pour aller titiller les poissons depuis la côte. On lit des choses sur internet, on se renseigne… et je flippe !! Frustré je laisse le bénéfice au doute et décide en catastrophe d’aller me racheter une canne 2 brins « polyvalente » qui permette de tout faire à peu près correctement. Mon choix se porte sur une petite Butch Light en 10-45g d’action pas trop rapide pour pouvoir animer sans trop de difficulté des stickbaits de petite taille. Elle fera l’affaire, même si sa puissance n’a rien à voir avec ma Supernova… De toute façon je n’ai pas le choix…La suite des évènements me fera malgré tout regretter de ne pas l’avoir eu avec moi.

4h: le réveil sonne le départ pour l’aéroport. La nuit fut courte. 1h30 de route plus tard et quelques cafés engloutis je ne suis pas plus réveillé. Nous passons les différents checkpoints de l’aéroport et nous installons dans l’avion. Au cours des 8h30 de vol j’ai à peine somnolé 1h.

Nous posons le pied à terre à Pointe-à-pitre à 13h heure locale. Le dépaysement est total. La chaleur et l’humidité nous enveloppent instantanément. Nous louons 2 voitures pour pouvoir rejoindre notre lieu de villégiature situé sur Basse-Terre, à Vieux-Habitants. Nous quittons Grande-Terre puis nous traversons Basse-Terre de l’est vers l’Ouest. Nous traversons alors la forêt tropicale pour rejoindre la côte Caraïbe puis nous dirigeons vers le Sud. 1h30 plus tard nous sommes sur place. Il ne nous reste plus qu’à faire quelques courses, à décharger nos affaires et…à préparer le matériel pour la première session planifiée dès le lendemain!

5h: le réveil sonne le départ pour les spots. Je suis exténué. Le décalage horaire, les trajets et la micro nuit de la veille m’ont cassé mais n’auront néanmoins pas réussi à entamer ma motivation ! Je rejoins mon père qui est déjà debout. Nous buvons un café en discutant de la pêche. Mon père me parle des spots, lui qui les a déjà pêchés par le passé. Il s’agit d’un bras de « rivière » qui se jette dans la mer des caraïbes. C’est un secteur qui fait office de nurserie a priori. De toute façon, compte tenu de la puissance de notre matériel il n’est pas question de rechercher le gros, l’objectif est de prendre du poisson raisonnable si tant est que nous réussissions à en faire !

5h30: Nous sommes sur place. L’endroit est superbe…

Paysage #2 (c)

Paysage #1 (c)

Je suis totalement excité à l’idée de lancer mes leurres dans ces eaux. J’imagine déjà les attaques de tarpons, les sauts !!

Nous observons la surface de l’eau. Il y a un peu d’activité mais ce n’est pas la folie. On remarque quelques gros mulets errant et gobant en surface. Je n’ai qu’une idée en tête : le tarpon. Je mets d’entrée de jeu un stickbait, je veux du spectaculaire tant qu’à faire ! Je cible les obstacles, les racines, les frondaisons et soudain c’est la cartouche très très honnête d’un premier Baby Tarpon !! Yes, je tiens le premier tarpon de ma vie de pêcheur, c’est fou ! Il nous offre un spectacle génial. Il saute, envoie de jolis rushs, tente de se libérer du piège dans lequel il est tombé. Il termine finalement dans mes mains. Je tiens enfin le poisson si convoité, fantasmé. Il est petit mais magnifique!

Baby Tarpon #1

Baby Tarpon #1

Mon père immortalise cet instant et nous nous remettons en pêche rapidement. Quelques dizaines de minutes plus tard je pique un deuxième baby tarpon aussi fou que le premier ! Lui aussi finira par poser pour la photo ! 2 tarpons pour 2 touches, voilà un ratio très encourageant pour moi qui pensais beaucoup décrocher. Nous persistons un temps à chercher le tarpon mais les poissons ne semblent plus très motivés maintenant.

Baby Tarpon #2

Baby Tarpon #2

Je décide alors de changer complètement de pêche et de passer sur une pêche au leurre souple en peignant les différentes couches d’eau. J’alterne entre du linéaire pur en lancer-ramener et de la pêche à gratter. Je me prends une première tape à la descente puis plus rien. Je relance au même endroit et rebelote à la différence près que ce coup-ci le poisson est au bout ! Mon premier Baby Snook !!

Baby Snook

Baby Snook

Nous poursuivons notre progression le long du cours d’eau et arrivons sur un secteur que je sens bien au leurre de surface. J’abandonne donc le LS au profit du water mocassin, leurre qui m’a fait toucher mes 2 premiers tarpons. J’effectue un lancer lointain, commence la récupération lorsque je me fait happer mon leurre ! Je ferre et le poisson saute instantanément ! Je pense évidemment à un tarpon mais une fois au bord je m’aperçois qu’il n’en est rien. Il s’agit d’un Ladyfish, poisson de la même famille que le tarpon, d’où la confusion initiale. Cool !! 4 poissons pour 3 espèces différentes !

Ladyfish

Ladyfish

Il est maintenant 8h et le soleil chauffe déjà fort. Nous décidons de laisser les poissons tranquilles et de rentrer prendre le petit dej’ avec tout le monde. 😉

Après une matinée à se prélasser au soleil, une bouteille de Caribe (bière locale) à la main, et un bon poulet boucané à midi nous voilà tous partis en direction de la mer et d’une belle anse ceinturée de rochers. Sur place je distingue rapidement des chasses de pélicans au loin. La bronzette et le Snorkeling attendront ! je retourne à la voiture, empoigne ma canne, mon sac et ma GoPro et je file en direction des pélicans. Je passe près de 45mins à progresser difficilement dans les rochers avant d’atteindre enfin le spot. Je me cale sous les pélicans et commence à pêcher. Au bout de quelques lancers je me prends une première cartouche et le lancer suivant je ferre un premier poisson ! Ca se défend très bien et il m’a fallu un peu de temps avant de pouvoir le distinguer. C’est une petite carangue !! J’hallucine sur la taille du poisson inversement proportionnelle au combat offert !! ça watte sévère !! Avec l’émotion j’en oublie de la prendre en photo…

Spot mer

Le spot des pélicans

Le banc de Baitfish dans lequel chassent les pélicans se déplace en direction de la plage. Je le suis. Je décrocherai alors plusieurs poissons sans parvenir à en faire un autre. Je rencontre des pêcheurs locaux qui pêchent au vif et au poisson mort-posé debout sur les rochers les plus décrochés du bord avec des lignes à main. Ils recherchent la carangue eux aussi. Je discute avec eux puis reprend ma route.

Je suis maintenant sur la plage. Quelques heures se sont écoulées déjà et nous nous rapprochons de la fin de journée et du coup du soir ! Je vais alors rejoindre mon père parti pêcher de l’autre côté de l’anse. Je reste en retrait d’une dizaine de mètres par rapport à lui et commence à pêcher au PN. Au bout de 10 minutes je ferre sur une touche en coup de tonnerre !! Le poisson file à toute vitesse vers le large, le frein chante !! Je reste là à me prendre des à-coups dans le bras, à subir sans comprendre ce qui m’arrive ! Je desserre encore un peu mon frein tout en gardant la tension sur la ligne. ça file, ça file jusqu’à ce que le poisson se décroche… ARrrrggg !! Dommage… Mais quelle émotion, quelle intensité, quelle puissance !!! Il s’agit sans doute d’une carangue de catégorie supérieure à la première me dis-je… Bon… Je maintiens la pression et relance tout de suite ! Quelques lancers plus tard, ça repart : Mega Cartouche, gros ferrage et énoooorme rush en direction du large ! C’est encore plus dingue, plus musclé ! Je ne peux rien faire. Je subis complètement! Je ne comprends pas jusqu’au moment où le poisson saute…un gros tarpon !!! Malheureusement (en fait non, parce que je n’aurais rien pu faire. C’est finalement ce qui pouvait se passer de mieux !) le poisson éjecte mon leurre en sautant, le coup classique. J’aurais dû baisser ma canne au moment du saut mais je ne m’attendais pas à toucher un si gros poisson! Les pêcheurs locaux ayant été témoins de la scène accourent et me demandent si c’est moi qui tenais ce « Grandes Ecailles » d’environ 20kg selon eux ?! Hein?!… Euh… Abasourdi je leur dis que oui, c’est bien moi, enfin il me semble… Je réalise à peine ce qui vient de se passer. Je récupère mon leurre et constate sans surprise qu’un hameçon d’un des triples est complètement ouvert. C’est bien moi qui tenais ce poisson… Quelle folie !

Sur ce, nous mettons un terme à cette session, à cette première journée riche en émotions. Le séjour s’annonce plutôt bien!

Le lendemain nous nous levons, mon père et moi, une nouvelle fois aux aurores. Nous rejoignons rapidement nos spots. Le constat est encore plus rude que la veille, il n’y a pas la moindre activité sur l’eau. Nous nous mettons tout de même en pêche. Débute alors la session des décrochés pour moi. Je commence une nouvelle fois au stickbait et loupe deux tarpons ou plutôt ce sont eux qui loupent mon leurre, leurs attaques étant tellement furieuses ! Pendant ce temps mon père recherche le Snook et fait un premier poisson.

Baby Snook Papa

Baby Snook

Je mets alors un leurre souple et commence à gratter. Je me prends des petites châtaignes au même endroit sur plusieurs lancers. Je ne comprends pas trop, j’ausculte mon leurre et remarque de petites incisions. Ok… J’insiste jusqu’au moment où je me prends les mêmes châtaignes en bordure et que je droppe…un crabe !! Depuis tout à l’heure mon leurre se fait donc attaquer par des crabes, excellent !!! 😀

Nous poursuivons tranquillement. Les touches se font très rares. L’espoir de prendre du poisson ce matin s’amenuise, la fatigue accumulée se fait sentir et la concentration baisse quand soudain un gros PLOUF ! à côté de moi me sort littéralement de ma torpeur !! Pouah, mon sang ne fait qu’un tour !! Un iguane, qui, probablement faisait bronzette sur une branche au-dessus de ma tête se laisse tomber à l’eau pour rejoindre la berge opposée !! Cette flippe !! ah ah !! Le temps que l’effet de l’adrenaline s’estompe et je replonge dans ma torpeur. Il est temps de rentrer.

Par la suite nous referons quelques petites sessions rapides mais à chaque fois la pêche s’avèrera de plus en plus difficile. Et puis c’est bien hard de se lever tous les matins à 5h pendant les vacances !…

Nous referons des poissons qui pour la plupart ne seront pas pris en photo. Notamment d’autres baby Snooks, un poisson-lézard, une carangue, un poulpe et ce petit Dog Snapper pris au cours d’une session en pédalo sur un lagon en bordure de mer…

Snapper dog

Dog Snapper

Lors de nos sessions mon père, photographe naturaliste de son état, ne sortait jamais sans son appareil photo. Je vous laisse apprécier les paysages et la faune qui nous entouraient lorsque nous partions pêcher…

Spot Tarpons #2 (c)

Spot à Tarpons #1…

Spot Tarpons #1 (c)

…Spot à tarpons #2

 

Lors de chaque session nous passions sous un arbre plein de hérons garde-bœufs et il n’était pas rare d’assister à une bonne grosse bagarre !!

Hérons garde-boeufs (c)

Hérons garde-bœufs en pleine plumée!

Iguane (c)

L’iguane farceur!

Balbuzard (c)

Instant rare à observer et difficile à capturer: le balbuzard en piqué

Héron Vert (c)

Héron vert en Stalking!

Ambiance matinale (c)

Ambiance matinale

Ce fut une expérience inoubliable! Les poissons n’étaient certes pas gros mais là n’était pas le but. Il fallait découvrir, prendre ses marques, tenter de faire du poisson et surtout prendre du bon temps.

L’occasion d’y retourner se représentera certainement et cette fois je compte bien me pencher sérieusement sur la pêche en mer et sur la recherche des gros tarpons, barracudas, carangues et consort car c’est un vrai plaisir de se faire violenter par un tarpon d’1m50!! 😀

A bientôt !

Julien

août
07

Visite à l’Estran cité de la mer de Dieppe

Visite à l’Estran cité de la mer de Dieppe

Il existe à Dieppe un musée dédié à la mer (l’Estran cité de la mer). Après un petit tour en bord de mer et un peu de temps devant moi, je décide d’aller faire un tour à la cité de la mer de Dieppe, ça faisait quelques années…

On y retrouve des maquettes de bateaux, du Drakkar au paquebot moderne en passant par les voiliers et autres chalutiers de pêche, des détails sur les différentes essences de bois et outils utilisés pour leur fabrication, des photos de la première femme océanographe (Anita Conti) qui est  d’ailleurs la marraine de ce musée dont on peut voir aussi les quelques photos de Dieppe qu’elle prit dans les années 40.

Tableau Estran cité de la mer

Le musé retrace aussi l’historique et l’évolution des moteurs, des plus archaïques jusqu’à quelques modèles plus actuels , des photos des pêcheurs dieppois avec un descriptif de leur vie et de leur métier…

Clou du spectacle en fin de visite, (particulièrement pour nous, pêcheurs) : des aquariums regroupant différentes espèces de poissons que l’on peut voir évoluer : congres, bars, lieux, morue, seiche, vive, vieille, mulets, grondins, énormes homards, crabes, bouquet, gobis, méduses…
Morue Dieppe
Méduses Roots-Fishing cité de la merSeiche Cité de la mer

lieu poisson roots-Fishing
Un aquarium offre même la possibilité de toucher de gros turbots, raies, roussettes et carrelets.

Une visite agréable, pas très chère qui ne prend pas trop de temps et que l’on vous conseille de faire si vous êtes de passage à Dieppe!

Pour en savoir plus : http://www.estrancitedelamer.fr/

Adresse : 37 Rue de l’Asile Thomas, 76200 Dieppe
Téléphone : 02 35 06 93 20

août
06

Dj BoOnS au festival Sacho Galiero

Pour sa deuxième édition, le festival SACHÔ GALIERO vous invite à venir célébrer la terre pendant deux jours au coeur de la forêt limousine, à Combas, les vendredi 28 août et samedi 29 août 2015.

———————–CELEBRER LA TERRE————————

Le festival SACHÔ GALIERO est un tout jeune festival, né en 2014 sur l’idée de promouvoir le partage autour de la musique et du terroir, en proposant un mélange générationnel rassemblé autour d’intérêts communs, notre patrimoine vivant et de valeurs partagées, le respect de tous et tout. Il s’organise en deux journées d’ateliers, d’expositions et de conférences autour d’une culture respectueuse de son environnement, célébrant son patrimoine, et deux soirées concerts où se mêlent jeunes talents de la scène régionale et artistes confirmés.

Cette année encore, le festival se déroulera à Combas (commune de Vicq-sur-Breuilh), situé à 20 min de Limoges: un domaine de plus de 650 hectares, où se mêlent la pierre chargée d’histoire du Château de Combas aux forêts et rivières dessinant le paysage d’une scène célébrant la nature. Son objectif est de sensibiliser le public au respect de notre environnement et à la célébration d’une ruralité moderne et créatrice.

SACHÔ GALIERO tire son nom du patois Limousin et traduit la peur ressentie en forêt due aux sons produits par les grands vents dans les branches des arbres, peur accentuée par les légendes qui octroient une âme à ce bruit. Pendant ce festival, ensemble, nous serons ce vent énergique, cette âme qui déroute et veut du bien !

————————–PROGRAMMATION————————-

Au programme, deux soirées de concerts :
> Vendredi 28 août – 21h/5h : musiques électroniques
-SHREKTONE & FATBASS live (Dub)
-DJ BoOns (Hip Hop-Scratch)
-DTLW (House-Techno)
-Cyprien Rose (House-Techno)
-Sup-O (House-Techno)

> Samedi 29 août – 19h/2h : folk, rock, pop
-Cratylik Gene Ohm (Musique progressive, expérimentale)
-Cold Cold Blood (Trio Weird American)
-Lise Dellac Quartet (Folk)
-Radio Blokaus (Rock)
-Louves (Pop)
-Bernard Combi (Musique occitane actuelle )

Le Festival SACHÔ GALIERO, parrainé par l’artiste graffiteur et peintre Psyckoze, proposera également de revisiter le domaine de Combas, ses forêts, son château à travers installations artistiques, expositions, ateliers ou encore oeuvres participatives, afin d’offrir un nouveau regard sur notre environnement.

————————–INFOS PRATIQUES————————-

-Vendredi 28 et samedi 29 août
Ouverture des portes à 14h avec ateliers, expositions et installations artistiques

-Combas, Vicq-sur-Breuilh (87260)
Dans Vicq Sur Breuilh, prendre la direction de Magnac Bourg. Passer devant l’étang situé sur la gauche, puis tourner à droite en direction de Combas.

-Billetterie uniquement sur place
> une soirée : 6€
> pass festival : 10€

-Camping et parking gratuit disponibles

-Food trucks, restauration et buvette sur place

-Contacts:
Association NUAGE –
association.nuage@gmail.com
Matthieu Gérardin –
06 38 02 32 59 – matthieu.gerardin@gmail.com

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!ATTENTION!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

PAS DE CB NI DE DISTRIBUTEUR SUR PLACE, PREVOIR DU LIQUIDE

=> FACEBOOK

août
03

Black-Bass, Perches et Brochet…Toute une histoire.

Cela faisait un moment que je voulais retourner taquiner ce poisson que j’adore. J’attendais les beaux jours et surtout qu’il ait fini de se reproduire. J’ai enfin pu faire ma première session Black-Bass de l’année.

Jeudi soir en sortant du travail je décide d’aller faire un tour sur un de mes spots. L’eau est beaucoup plus trouble que d’habitude et la végétation moins présente. Ok, je vais certainement pêcher en Wacky, les conditions s’y prêtent pas mal d’autant que je ne vois pas – pour l’instant – de poissons en surface. Je monte donc une canne avec un worm et l’autre, plus légère, en Drop finesse avec un plomb de 3,5g. J’enfile mes waders et mes polarisantes et c’est parti ! Je commence donc en wacky, tranquillement. 20mins s’écoulent sans que je remarque la moindre activité. Soudain, je vois des petits Bass s’activer ; ils montent en subsurface, redescendent et ainsi de suite… J’abandonne le worm et passe rapidement en drop en commençant au Rockvibe 2 ‘’. Rien. Je décolle mon LS un maximum du fond, je varie les animations, je fais du surplace, des accélérations. Je passe sur un Bubbling Shaker en 3’’. Même stratégie. Rien. Bon… Les poissons sont compliqués.

Je décide donc d’adopter une technique qui s’était avérée payante par le passé. Du Drop shot sans plomb… J’ôte donc le plomb et conserve le Bubbling Shaker. Je vais tenter les poissons à vue. Rapidement j’éveille l’intérêt de mes petits camarades de jeu mais c’est un intérêt très relatif… L’action la plus significative se limitera à un gobage on ne peut plus mou et timide du leurre, impossible à ferrer. Je laisse ce spot car la luminosité commence à baisser et je veux pouvoir pêcher mon Hotspot !
Je crapahute un peu parmi les arbres avec mes 2 cannes et mon Bakkan, je traverse l’eau et m’y voilà rendu. Il a un peu changé depuis la fois dernière mais il est toujours aussi encombré, c’est cool !!

Pour le coup, le premier lancer je le ferai en drop (avec plomb !) et au Cross Swamp 3’’ de Reins. Je longe le cover doucement et je vois débouler comme un fou un Bass bien décidé à engloutir ce double ver chelou qu’il n’a jamais vu de sa life de poisson ricain ! Il ne se loupe pas et moi non plus. Durant le combat un autre un poil plus gros suit avec attention les déboires de son congénère. Je le bride, il saute, mais mon pouce finit dans sa gueule! C’est bon, je l’ai ! Un petit moment à contempler ma prise et après quelques photos, le Bass file se recaler à couvert. Yes!!
L’adrénaline a à peine eu le temps de redescendre qu’elle remonte aussi sec à la vue d’un joli poisson de 40+ calé sous un tronc d’arbre couché dans 30 cm d’eau! J’enlève de nouveau le plomb est tente de l’atteindre mais là, la configuration est vraiment trop complexe : le vent se lève, il y a des branches dans tous les sens et mon leurre est beaucoup trop léger pour que je puisse le lancer avec précision… Je parviens tout de même à faire atterrir mon leurre sur le tronc après plusieurs lancers infructueux et à le faire glisser sous le nez du fish mais celui-ci m’a bien fait comprendre que je ne lui mettrais pas à l’envers cette fois! Tant pis ! Je rentre en ayant atteint mon objectif : faire mon premier Bass de l’année.

1er Black-Bass de 2015 Cross Swamp 3’’ de Reins!

Fort de ce résultat, c’est assez confiant que je me rends de nouveau sur les spots le lendemain après-midi. Je commence par observer la surface et très rapidement j’aperçois des Bass immobiles. Je ne tergiverse pas, je ne prendrai cette fois que ma canne Light armée d’un Cross Swamp 3’’ en weightless et je pêcherai à vue. Rapidement je fais un premier poisson, puis un 2ème. Yes, ça se confirme, cette technique fonctionne et ils semblent apprécier ce leurre! Je tente alors d’autres choses. Je passe un Insecter. Ce leurre les intéresse mais les poissons ne semblent pas enclins à crever la surface. Je repasse donc sur la technique précédente. Je fais plusieurs spots et rencontre un jeune pêcheur fort sympathique avec qui je passerai le reste de la session. On a beaucoup discuté de pêche, de poissons et je l’ai invité à s’inscrire sur Roots, lui qui est passionné de pêche en mer, qui connaissait déjà Globe Fishing et le Grand Gouroots…
Je retoucherai 2 Black-Bass, dont un qui m’aura donné un peu de fil à retordre (c’est ça de faire le malin à pêcher ce poisson en Light dans les zones encombrées…) et une perche.
J’ai une nouvelle fois appris beaucoup de choses sur le Black-Bass et c’est là un des gros avantages de la pêche à vue, car outre le plaisir de voir les attaques en direct, on peut analyser à loisir le comportement des poissons et ainsi optimiser très rapidement sa pêche.

Un goulu…

Le dernier Bass de la session

Le lendemain, il fait toujours beau donc….pêche, encore… Mais là, je change de cible.
Ce sera recherche de la perche en finesse sur le Loir. J’embarque avec moi minnows, drop et micro shads.
Je ne choisis pas le meilleur moment la journée pour débuter ma pêche donc je chercherai les zones d’ombres, les trous et les racines. Les poissons sont actifs et j’enregistre rapidement un premier suivi et une attaque ratée d’une belle perche sur un minnow. Le poisson a dû sentir les hameçons donc je change de leurre et passe sur un micro shad. La jolie perche ne reviendra pas et je me « contenterai » d’une première petite zébrée pour commencer.

Je change de spot. Rebelote, je décroche une belle perche… GRrrr. J’insiste et fini par me faire couper par un broc… Classique… Je monte un drop avec un leurre finesse et change de spot une nouvelle fois. Je pêcherai alors dans les racines, sous les frondaisons.
J’observe beaucoup d’alevins. Je suis confiant. A raison, puisque je ferre 3 poissons en quelques minutes ! Elles sont bien là ! Mais ce qui devait arriver arriva, la décroche sur un autre fish.. à partir de ce moment là, alors que j’avais réussi à faire sortir les poissons des racines, que je pouvais maintenant, les voir, aucune ne daignera désormais plus se faire leurrer.
Pour finir, je pêcherai des herbiers en texan et un sifflet me gratifiera d’une superbe attaque de surface !!

2 jolies Zébrées du Loir!

Le sifflet

Voilà, 3 sessions qui m’auront permis de voir quelques poissons et d’en apprendre toujours un peu plus sur leur comportement. En espérant que vous ayez pris plaisir à lire ces quelques lignes!

A+ 😉

 

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